Le consommateur alcoolique décrit très fréquemment un besoin irrépressible de consommer, et peut ingérer quotidiennement, sans pouvoir se limiter, plusieurs litres d’alcool.
L’alcoolisme
peut s’accompagner de troubles du comportement et du caractère (agressivité, jalousie, envies suicidaires, etc.) souvent responsables d’une dégradation des liens familiaux et sociaux, et une marginalisation.
Une consommation régulière et excessive d’alcool entraîne l’apparition de crampes, de tremblement des membres. A long terme, l’alcool favorise l’apparition de maladies du foie (cirrhose, hépatite alcoolique), du pancréas, du coeur, des cancers du tube digestif.
Chez les consommateurs réguliers et/ou abusifs d’alcool, de graves troubles du système nerveux peuvent se manifester :
- paralysies, perte de la vue, démence ;
- syndrome de Korsakoff qui se manifeste par d’importants troubles de la mémoire (récente et ancienne), et une certaine apathie ;
- troubles de l’équilibre et de la démarche dus à la dégénérescence de certaines zones du cerveau.
Par ailleurs, la consommation régulière et abusive d’alcool s’accompagne souvent d’une mauvaise alimentation et de troubles de la digestion, provoquant un amaigrissement, parfois un comportement anorexique, et une carence en vitamines du groupe B (acide folique). Elle peut aussi faciliter l’apparition de frigidité et d’impuissance, réversibles à l’arrêt de la consommation. Au niveau du sang, la consommation chronique d’alcool se traduit par certains signes : augmentation du volume des globules rouges et d’une protéine, la gamma GT. Ces signes qui témoignent d’une hyperconsommation d’alcool s’observent même chez une personne qui n’a pas bu depuis plusieurs jours, et sont recherchés lors des contrôles d’embauche pour certaines professions.
La consommation d’alcool pendant la grossesse provoque la mort de certaines cellules nécessaires à la croissance du foetus. De nombreux risques existent : avortements spontanés, naissance prématurée, diminution du poids et de la taille du bébé, notamment de la tête, malformations (visage, membres, coeur), et parfois syndrome de sevrage à la naissance.
La consommation d’alcool, même modérée, est fortement déconseillée à toute personne infectée par le virus de l’hépatite B ou C : elle accélère l’évolution de la maladie.
La consommation d’une grande quantité d’alcool en quelques heures peut provoquer un coma, dit coma éthylique.