Aujourd’hui, en France, le tabac est responsable de 60000 morts prématurées par an.
Le rapport Roques
a qualifié la toxicité générale du tabac de très forte. D’après le Professeur Lagrue, tabacologue, "un fumeur de 30 ans voit son espérance de vie réduite de six ans pour 20 cigarettes par jour et de huit ans s’il en fume 40".
La fumée de tabac contient des substances irritantes, toxiques et cancérigènes. Après quelques années de consommation, celles-ci peuvent provoquer ou favoriser des maladies très graves :
- bronchites chroniques avec insuffisance respiratoire,
- infarctus du myocarde, cancers (cancer du poumon, de la bouche, de la gorge, de l’oesophage, de l’estomac, de la vessie, du col de l’utérus).
La prise de la pilule contraceptive augmente les risques d’accidents cardio-vasculaires chez les fumeuses.
La nicotine
contenue dans le tabac engendre rapidement une tolérance
et une dépendance très forte : il est rare de rester consommateur occasionnel et, une fois la dépendance installée, il est très difficile d’arrêter.
La dépendance
est à la fois physique, psychologique, et comportementale : le désir de fumer peut être déclenché par des stimuli extérieurs divers comme le stress, la pause café, un contexte de fête, ou tout simplement la présence d’autres fumeurs. L’arrêt de la consommation engendre un syndrome de sevrage
: grande irritabilité, sentiment de mal-être, fatigue, angoisse, voire déprime et tremblements.
On sait aujourd’hui que le tabagisme passif
a sur la santé du non-fumeur de réelles nuisances. l’Académie nationale de médecine estime à 2500-3000 le nombre de décès annuel liés à ce phénomène. Les enfants de parents fumeurs sont plus souvent que les autres atteints de pneumonies ou de bronchites (car leurs fonctions respiratoires sont fragilisées), d’asthme, d’otites, de rhinopharyngites. Ils risquent également plus de devenir eux-mêmes des fumeurs.
Chez la femme enceinte, la consommation de tabac peut entraîner un retard de croissance du foetus, un accouchement prématuré voire une fausse couche.