La nicotine
engendre une dépendance très forte.
Chaque année, un tiers des fumeurs essaient de s’arrêter, mais seulement un sur dix y parvient et 80% d’entre eux reprennent dans l’année qui suit. Il faut souvent deux ou trois tentatives d’arrêt avant que le sevrage aboutisse vraiment.
La meilleure solution est donc de ne jamais commencer. La prévention joue pour cela un rôle fondamental, même si jusqu’à l’âge de 12 ans, les jeunes sont majoritairement contre la cigarette. Entre 14 et 15 ans , 19,5% des garçons et 21% des filles déclarent fumer, cette proportion s’élève respectivement à 36 et 41% entre 16 et 17 ans. 45% des trentenaires sont des fumeurs.
Une fois la dépendance installée, il n’est jamais trop tard pour arrêter. Même après des dizaines d’années de consommation quotidienne, les bénéfices d’un sevrage
se manifestent rapidement : au bout de quelques jours le goût et l’odorat sont retrouvés, le sommeil amélioré, les voies respiratoires se dégagent, la résistance à l’exercice augmente. Les risques de développer une maladie grave (accident cardio-vasculaires, cancer, etc) baissent considérablement après un an.
L’arrêt du tabagisme peut s’appuyer sur plusieurs méthodes de substitution
à la nicotine (patchs et gommes à mâcher). Ces produits sont en vente libre dans les pharmacies mais le sevrage est plus efficace lorsqu’il est accompagné d’un soutien médical et psychologique. Les substituts nicotiniques permettent de diminuer progressivement la consommation en réduisant les effets du manque physique.
Mais la dépendance à la cigarette est aussi psychologique et comportementale : certaines thérapies aident à se déshabituer au geste de fumer, souvent déclenché par des stimuli extérieurs (fréquentation d’autres fumeurs, stress, pause café, contexte de fête, etc). Les antidépresseurs
peuvent également être utiles, dans le cas des fumeurs anxio-dépressifs pour qui le tabac joue inconsciemment un rôle d’automédication.