Plusieurs raisons peuvent conduire à une interruption de traitement : les effets secondaires, les effets paradoxaux et la dépendance.
L’implication du patient tant pour la réussite du traitement que pour son arrêt est indispensable.
Trois méthodes sont utilisées pour soigner la dépendance
aux benzodiazépines : un traitement dégressif sous encadrement médical en ambulatoire
ou en milieu hospitalier ; la participation à des groupes de parole ; un suivi psychothérapeutique individuel.
La réduction des toxicomanies médicamenteuses relève :
- de la prévention (diminuer le risque de dépendance),
- des modalités de la prescription (informer le patient des effets secondaires et des risques de dépendance : il est important de donner au patient les moyens d’identifier les problèmes, quand il peut demander de l’aide),
- de la qualité de la relation médecin/patient.
Dans la pratique, en amont de la prescription, la première consultation permet au médecin d’évaluer les risques prédictifs d’une dépendance chez leurs patients. Cette consultation a également pour objectif d’évoquer le traitement sur sa durée, mais aussi son arrêt. La prescription de traitements de courte durée et l’arrêt progressif de ce traitement permettent aux médecins de limiter le risque de dépendance aux benzodiazépines. Bien évidemment, cela nécessite que le patient suive strictement les ordonnances du médecin.
Si les benzodiazépines peuvent entraîner des usages abusifs, elles peuvent aussi servir efficacement à soigner d’autres toxicomanies. Elles peuvent, par exemple, être employées lors du sevrage des personnes dépendantes à l’alcool.