Le Rapport Roques
classe le cannabis parmi les substances les moins dangereuses, tant sur le plan sanitaire que social.
Cependant, il existe des usages à problème, nocifs, du cannabis. Du fait des difficultés momentanées de concentration qu’il entraîne, des troubles éventuels de la perception et des réflexes, consommer du cannabis avant une activité qui requiert vigilance et maîtrise de soi (conduite d’un véhicule, études, travail sur une machine,etc) peut se révéler néfaste voire dangereux.
Chez des personnes présentant certaines fragilités ou lors d’un dosage plus important, lors d’une consommation longue et intense, le cannabis peut déclencher des hallucinations
, des angoisses, voire un dédoublement de la personnalité, un sentiment de persécution, des crises de paranoïa
, ou des états dépressifs
pouvant se prolonger pendant des mois. Bien que la mémoire, à long terme, ne soit pas perturbée, les fonctions d’apprentissage peuvent être altérées, essentiellement du fait d’un défaut d’attention. Les experts s’accordent à dire que la dépendance
physique est minime, et que l’escalade (le passage du cannabis à l’héroïne) concerne moins de 3% des consommateurs réguliers. En revanche, une dépendance psychologique est possible en cas de consommation régulière et fréquente.
A long terme, fumer du cannabis entraîne les mêmes fragilités respiratoires que fumer du tabac, d’autant plus que le haschich est presque toujours coupé avec d’autres substances, telles que pneu brûlé, henné, terre, cirage voire tranquillisants
. Ce procédé de coupage, opéré par les vendeurs par recherche du profit, augmente la toxicité du produit.
Enfin, la possession, la consommation et la vente de cannabis étant illégales, elles entraînent pour l’usager et son entourage des risques sociaux liés aux contacts avec les circuits illicites.