Aucun consommateur d’hallucinogènes n’est à l’abri de faire un bad trip
. Cependant les risques augmentent dans un certain nombre de situations :
- lors d’une première consommation
- chez les personnes fragiles psychologiquement ou qui traversent une période difficile
- lorsque l’ambiance environnante est vécue comme désagréable ou tendue
- lorsque le consommateur n’est pas accompagné de personnes en qui il a confiance
- en cas de polyconsommations
- en cas de surdosage (il n’est jamais possible de savoir exactement quelle dose contiennent un buvard
ou des champignons
).
Une personne en proie à un bad trip ne doit jamais être laissée seule. Il est important de l’écouter et lui parler sans cesse ; lui rappeler que ce qu’elle ressent est provoqué par un hallucinogène et disparaîtra en même temps que la substance sera évacuée de son organisme.
Si le délire persiste, il faut faire appel au SAMU
. Celui-ci décidera éventuellement de lui administrer un anxiolytique
ou un neuroleptique
qui mettra un terme immédiat à la crise.
Si des troubles psychologiques (déprime, remise en question, etc) ou psychiatriques (psychose
, paranoïa
, etc) demeurent les jours suivant la consommation, il ne faut pas hésiter à consulter un spécialiste.
En cas d’intoxication aiguë avec un hallucinogène naturel comme la datura
ou l’amanite tue-mouches
(dépression respiratoire, arrêt cardiaque, etc), il faut immédiatement appeler le SAMU.
En attendant les secours, si la personne sombre dans le coma, l’installer en position latérale de sécurité.