Une consommation répétée de cocaïne peut très vite entraîner une tolérance
puis une forte dépendance
psychologique. Les sentiments euphoriques des premières prises font place à la fatigue et à la dépression
, ce qui incite les consommateurs à les renouveler, etc. Cette dépendance peut favoriser des risques sociaux tels l’entrée dans la marginalité et la délinquance.
Dès les premières prises peuvent se manifester un déficit de l’attention et de la mémoire. À plus long terme, la consommation régulière et prolongée de cocaïne est très toxique pour le coeur (risques d’infarctus du myocarde), les artères et le cerveau (crises d’épilepsie
, infarctus cérébraux, tremblements des mains proches de ceux observés dans la maladie de Parkinson) ; elle peut également provoquer des nécroses
des muqueuses sur lesquelles elle est déposée (en particulier de la cloison du nez). Des troubles respiratoires (asthme), du foie et des reins sont aussi possibles.
Une autre conséquence caractéristique est la paranoïa, qui apparaît, sous formes de crises, lors de consommation continue et/ou à fortes doses. Du fait de la levée de l’inhibition et du sentiment de toute puissance induits par la cocaïne, ces crises sont parfois associées à un comportement agressif, voire violent.
Un surdosage de cocaïne peut entraîner une détresse, voire un arrêt cardiaque, notamment lors des injections. Chez la femme enceinte, la consommation de cocaïne peut entraîner un accouchement prématuré, un retard du développement du foetus, des malformations, des fausses couches.
Lorsque que les outils nécessaires à la consommation sont partagés par plusieurs personnes, il peut y avoir transmission du virus du sida
par les seringues, et des virus des hépatites
Enfin, la possession, la consommation et la vente de cocaïne étant illégales, elles entraînent pour l’usager et son entourage des risques sociaux liés aux contacts avec les circuits illicites.