En France, actuellement, peu de structures savent accompagner les consommateurs de cocaïne dans leur demande de sevrage
. La prise en charge hospitalière n’est pas adaptée à la consommation de cocaïne ou de ses dérivés. La plupart des usagers tentent de s’en sortir seuls, mais aucun produit ne peut se substituer aux effets de la cocaïne.
Le sevrage de cocaïne est par lui-même extrêmement difficile.
La dépendance
, surtout psychologique, semble être plus forte encore pour la cocaïne que pour les autres drogues. Le sevrage s’accompagne d’un syndrome dépressif
majeur. Il nécessite l’utilisation de calmants (sédatifs
), voire d’antidépresseurs
et une prévention du risque suicidaire. En cas de forte crise d’angoisse, il peut être nécessaire d’avoir recours à des anxiolytiques
et des ralentisseurs du rythme cardiaque (bêtabloquants). La prescription de médicaments agissant sur le système nerveux central (neuroleptiques
) est parfois recommandée pour lutter efficacement contre le délire.
A l’heure actuelle, il n’existe pas de traitement de substitution
pour la cocaïne comme il en existe pour l’héroïne.
Les cocaïnomanes subissent de plein fouet les souffrances liées au manque
, dès lors qu’ils essaient d’arrêter leur consommation, ou même simplement de la maîtriser.
De plus, le "craving"
peut survenir longtemps après l’arrêt de la consommation, et faire replonger l’ex-usager dans la cocaïne, alors que le plus dur semblait passé. La rapidité, l’intensité et la brièveté des effets de cette drogue, sont à l’origine de nombreuses rechutes.