L’héroïne entre de trois manières dans les pratiques de polyconsommation
.
Elle peut être associée à d’autres produits qui en potentialisent les effets. C’est le cas de l’alcool, du cannabis, ou de médicaments tels que le Valium® ou le Rohypnol® (benzodiazépines) qui renforcent l’effet de détente qu’elle procure.
Elle peut aussi être injectée ou sniffée mélangée avec de la cocaïne. C’est le speed ball. Ce type de polyconsommation entre dans une logique de création de nouveaux effets qui ne peuvent pas être obtenus par l’un ou l’autre des deux produits pris isolément.
Enfin, elle est parfois utilisée comme antidépresseur
, pour adoucir la descente
après la consommation d’autres produits comme la cocaïne, le crack ou l’ecstasy. Il s’agit là d’une logique de maîtrise des effets indésirables d’autres substances : jouir des effets recherchés et atténuer la déprime liée à la descente.