Le public touché lors de l'opération Flash Test 2013 de dépistage rapide du VIH : un focus Ile-de-France

Semaine expérimentale de dépistage rapide du VIH en direction des populations les plus exposées, l'opération Flash Test 2013 a été organisée dans les quatre régions françaises les plus concernées par l'épidémie (Ile-de-France, PACA, Rhône-Alpes, Guyane). Structures pratiquant le dépistage (CDAG, Ciddist, centres de planning familial, centres hospitaliers) et associations de prévention et de lutte contre le VIH agréées ont proposé un test rapide aux groupes de populations cibles, dans des lieux et à des plages horaires particuliers, avec une majorité d'actions "hors les murs".

La moitié des tests réalisés en Ile-de-France

Pour mieux évaluer l'impact d'une telle opération, l'InVS (Institut national de veille sanitaire) a mené une étude portant sur les personnes dépistées lors de la semaine, âgées de plus de 18 ans, ne se sachant pas séropositives et ayant renseigné un auto-questionnaire. L'effectif analysé est donc inférieur au nombre réel de personnes testées.
Cette étude a porté sur 8 713 personnes dont plus de la moitié (51,8 %) ont été testées en Ile-de-France.

Les 4 517 participants franciliens à l'opération Flash Test étaient principalement :

  • des hommes : 66 %
  • jeunes : 49,5 % avaient entre 18 et 30 ans

Près de 40 % d'entre eux étaient nés à l'étranger dont un peu plus de 15 % en Afrique subsaharienne.

Les personnes dépistées appartenaient aux catégories d'exposition suivante :

  • HSH : 19 %
  • Transgenre : 0,5 %
  • UDVI : 1,8 %
  • Hommes hétérosexuels : 45,5 %
  • Femmes hétérosexuels : 33,3 %

Parmi les participants :

  • 57,6 % déclaraient un rapport sans préservatif avec un ou des partenaires occasionnels au cours des douze derniers mois
  • 6,9 % déclaraient des relations sexuelles en échange d'argent ou de service
  • 2 % déclaraient une consommation de drogue par voie injectable dans les cinq dernières années
  • 11,7 % déclaraient une consommation de cocaïne ou de crack dans les cinq dernières années

© InVS, 2014

63 % des participants n'avaient pas effectué de test dans les deux ans précédant l'opération et
37 % n'avaient jamais eu recours au dépistage.
Les hommes hétérosexuels nés à l'étranger se font le moins dépister.

Près de 80 % des personnes dépistées séropositives sont franciliennes

Sur les 48 personnes qui ont découvert leur séropositivité au cours de l'opération, 38 ont été testées en Ile-de-France.

Parmi ces 38 personnes :

  • 61 % (29) étaient des hommes (35 % de HSH et 26 % d'hommes hétérosexuels)
  • 29 % (14) des femmes
  • 10 % (5) des transgenres
  • 42 % (18) étaient nées en France
  • 23 % (10) étaient originaires d'Afrique subsaharienne
  • 71 % (32) déclaraient des pénétrations sans préservatifs avec un ou des partenaires occasionnels dans les douze derniers mois
  • 20 % (9) déclaraient des relations sexuelles en échange d'argent ou de service
  • 4 % (2) déclaraient une consommation de drogue par voie injectable et 6 % (3) une consommation de cocaïne ou de crack dans les 5 ans
  • 35 % (17) de ces personnes n'avaient jamais effectué un test de dépistage du VIH
  • 58 % (25) n'avaient pas effectué de test au cours des deux dernières années

Le taux de découverte de séropositivité est de 0,84 % en Ile-de-France, plus élevé que la moyenne globale pour la semaine Flash Test (0,55 %) et que le taux de séropositivité retrouvé dans les CDAG franciliens (0,53 %).