Octobre 1990
CINQUIEME RENCONTRE DU CRIPS
PREVENTION DU SIDA EN DIRECTION DES
JEUNES : Attentes et Perspectives
CONNAISSANCES SUR LE SIDALe mot SIDA
Sa signification est connue. Tout un vocabulaire lui est associé : des jeux de mots (Salaire Inchangé depuis des Années), d'autres sigles (HIV, AZT, T4...), d'autres termes (séropositif, séronégatif, sidéen), des chiffres, qui demeurent souvent abstraits et ambigus.
Modes de transmission et moyens de prévention
La transmission sexuelle et l'échange de seringues souillées chez les toxicomanes sont d'emblée cités comme risques de transmission majeurs. Des fausses croyances et des fantasmes persistent, en particulier pour la transmission par la salive, les insectes, la piscine, les toilettes et dans des situations de la vie quotidienne (boire dans un même verre, contact avec une blessure superficielle...). Les seringues sur les plages et les agressions à la seringue sont aussi perçues comme une menace importante.
Les moyens de prévention sont connus. Pour la transmission sexuelle, l'échelle du risque varie selon la nature du partenaire : il est considéré comme important avec certaines personnes (inconnus, marginaux, "gens sales", prostitués, toxicomanes) et quasi-inexistant avec d'autres (les gens que l'on connaît bien, les gens du même milieu, les gens qu'on aime).
SIDA et séropositivité
La notion de séropositivité est ambiguë pour l'ensemble des jeunes (voir ci-dessous). Les séropositifs sont perçus comme une entité responsable de la propagation de la maladie.