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Décembre 1991

NEUVIEME RENCONTRE DU CRIPS

Dépistage du VIH en pratique clinique à l'hôpital et en ville

Technique biologique, le test de détection des anticorps anti-VIH est disponible depuis 1985.
Il est aujourd'hui massivement utilisé en France chaque année, quatre millions de tests obligatoires sont pratiqués sur les dons de sang, 600000 tests sont prescrits en médecine de ville, 60000 sont effectués dans des consultations de dépistage anonyme et gratuit.
Le test peut être systématique et obligatoire, proposé ou volontaire.

Autant de situations qui déterminent la place du dépistage dans !a lutte contre l'épidémie et les objectifs multiples qui lui sont attribués : outil diagnostique, mesure de santé publique permettant la réduction de la transmission et la surveillance épidémiologique, instrument d'éducation sanitaire.

La neuvième rencontre du CRIPS s'intéressait exclusivement aux tests prescrits par des praticiens en ville et à l'hôpital (excluant donc le dépistage dans le cadre de la transfusion sanguine et des Centres de dépistage anonyme et gratuit).
Pour quels motifs les tests sont-ils prescrits et dans quelles conditions ? Le test est-il utilisé par les médecins comme un outil dans un dialogue de prévention ou devient-il un acte purement médical, systématique et quasi obligatoire dans certaines circonstances ?

Ce débat était animé par Patncia CORPHIE et rassemblait divers acteurs de la lutte contre le sida : pouvoirs publics "décideurs", praticiens "prescripteurs" et chercheurs1

Le docteur Annie SERFATY (DGS-Division Sida) a défini la politique des pouvoirs publics par rapport au dépistage et présenté les différentes mesures mises en place au niveau national.

Le docteur William DAB (Ecole Nationale de Santé Publique) a analysé, d'un point de vue de santé publique, le recours au dépistage en termes de bénéfices et de risques pour l'individu et la société.