décembre 1996
Dana Rudelic-Fernandez, chercheur au CRIPS Ile-de-France
De plus en plus, dans les campagnes de prévention, les intervenants privilégient le dialogue avec les élèves, au risque de délaisser l’information proprement dite. Or, force est de constater que les informations diffusées, même si elles saturent parfois l’écoute des jeunes, facilitent le plus souvent le travail de prévention.
En effet, les messages d’information servent de support à l’expression personnelle des élèves, qui peuvent reprendre certaines formulations pour communiquer en groupe, dans le cadre de nos interventions par exemple. D’autre part, l’information, par la structure de relais à laquelle elle tient, ouvre de nombreuses possibilités relationnelles. Une information bien présentée et assimilée est en général discutée, et donne lieu à des concertations et des débats. Enfin, les élèves et les adultes qui assurent ces relais se sentent rassurés et inspirent confiance : ils font souvent office d’"experts" dans un milieu, et contribuent à la prévention et à l’éducation à la santé, en facilitant l’accès à l’information.
Certes, le problème du contenu de l’information continue de se poser, à mesure que les problèmes évoluent. Il n’en reste pas moins que de nombreuses "fausses croyances" peuvent être balayées par des campagnes d’information simples et efficaces. Sans doute faut-il, dans cette optique, approfondir nos connaissances en matière d’animation et de pédagogie, à la recherche d’outils spécifiques aux message qu’ils véhiculent aussi bien qu’aux publics qu’ils visent.