décembre 1996
Martine Guinard, infirmière, conseiller technique auprès du recteur de Grenoble
Après avoir commencé notre recherche avec les adolescents de classe de seconde, nous entreprenons un travail en primaire et dans les collèges. Notre projet a été reconnu comme action innovante et financé par l'Académie. En effet :
- nous abordons l'éducation à la sexualité de manière collective, avec le soutien du cadre institutionnel ;
- nous nous interrogeons sur les formes que peuvent prendre la collaboration avec des "spécialistes" de l'éducation sexuelle (médecins, psychologues, éducateurs, etc.), en fonction de nos objectifs, et du contenu que nous voulons aborder avec les élèves ;
- nous constatons que les jeunes ne savent pas tout sur la sexualité, qu'il est important de les informer des risques pour qu'ils prennent leurs responsabilités.
Au niveau éducatif, nous réfléchissons sur la manière de structurer, au sein de la vie scolaire, notre projet à long terme. Pour mettre en place la prévention, il est nécessaire d'instaurer localement un partenariat très large, avec des acteurs de l’Éducation Nationale. Le comité directeur ainsi constitué peut démarrer le projet par une conférence de sensibilisation à l’éducation sexuelle, qui s’adresse aux parents, enseignants, acteurs sociaux… au sein desquels on va "dégager" une équipe d’intervenants. Il faut que le projet soit soutenu d'emblée par les institutions, et inclus dans le cadre éducatif global. Dans ce contexte, on peut aborder de façon précise la sexualité, et définir le contenu de cette éducation. C’est sur ce socle que, depuis cinq ans, nous élaborons des techniques pédagogiques, avec leurs outils appropriés, leurs objectifs propres, et leurs pratiques éducatives.