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décembre 1996

Vingt-cinquième rencontre du CRIPS
La prévention du sida auprès des jeunes en milieu scolaire

 

Les objectifs, les modes d’organisation et les réalisations du CRIPS

Nathalie Truchet, responsable du programme dans les lycées au CRIPS Ile-de-France

 

Face à l'ampleur de l'épidémie du sida dans la région Ile-de-France, le Conseil Régional a proposé d'offrir aux établissements scolaires du second cycle qui le souhaitaient, les services du CRIPS.

Le projet fut tout d’abord soumis aux médecins responsables de la promotion de la santé dans les trois académies de la région. Par cette initiative, le Conseil Régional cherchait à susciter de nouveaux projets, afin de préparer les jeunes à avoir un rôle actif dans la prévention. Il s’agissait de faciliter le travail des responsables d’établissements, et d'amplifier leurs actions d’information et de sensibilisation.

Dans un second temps, le directeur du CRIPS a présenté les grandes lignes du projet au cours de l’Assemblée Générale annuelle des proviseurs. Les objectifs généraux étaient de diminuer le risque d'exposition au VIH chez les jeunes, en leur permettant d'intégrer des comportements de prévention, et de favoriser le respect des personnes séropositives.

Un formulaire fut envoyé aux proviseurs, afin qu'ils choisissent le mode d'intervention ou de participation du CRIPS. Trois types d’action leur étaient proposés :

- des interventions auprès des adultes de l'établissement, des parents et des élèves ;
- un forum théâtralisé ;
- le soutien pour l’élaboration d'un projet original, correspondant à un travail déjà entrepris au sein du lycée, sur le thème de la prévention du sida.

En outre, tous les établissements participant au programme ont été équipés d’une documentation sur le sida, destinée aussi bien aux élèves qu’aux adultes-relais qui assurent le suivi de l’opération au sein du lycée. Le CRIPS forme également les intervenants auxquels il fait appel (professionnels de la santé et associations de lutte contre le sida), et supervise enfin la coopération entre ces "personnes-ressources" et les "personnes relais". L’implication à long terme des participants - certains intervenants coopèrent depuis quatre ans - a révélé l’ampleur du travail, face à un problème qui dépasse le cadre du sida, et se pose comme une question de santé publique.

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