mars 1998
Dès 1987-88, en se rendant dans un établissement scolaire parisien destiné aux jeunes sourds, Didier Jayle, directeur du CRIPS Ile-de-France, s’était alarmé des lacunes dont souffrait l'information sur la sexualité et, a fortiori la prévention du sida au sein de ces jeunes. Le préservatif, dont on parlait pourtant déjà, tardait à se laisser montrer. Les sourds, exclus des chaînes de l’information grand public, ne recevaient à l’époque aucun message de prévention.
En 1989, l’association AIDES Ile-de-France met en place un groupe spécialisé, composé d’une dizaine de bénévoles. Mais ce n’est qu’en 1995 que fut ouverte la première consultation de médecine générale en Langue des Signes Française (LSF), confiée à Jean Dagron, dans le service du Pr. Herson, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.
Huit ans, donc, pour jeter les bases d’une riposte clinique à l’expansion de l’épidémie au sein de cette population isolée, mais non moins touchée par le sida, comme le révèlent aujourd’hui les premières enquêtes ciblées.
Pour dresser un premier bilan de cette lente mise en place, le CRIPS Ile-de-France a choisi de réunir, lors de cette 30e Rencontre*, des intervenants impliqués dans la prévention et la prise en charge des personnes sourdes.
- Introduction
- Présentation du Groupe Sourds de Aides Paris Ile-de-France
- Enquête "Perception du risque du sida et accès aux soins de la population sourde"
- L'accueil des sourds: confidentialité et problèmes sociaux
- Les associations
- Conclusion
- en savoir plus
* 22 janvier 1998
Les rencontres du CRIPS sont organisées avec le soutien de la Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales d'Ile-de-FranceOnt collaboré à ce numéro :
David Heard - Didier Jayle - Antonio Ugidos - Bénédicte Astier- Jean Dagron - Claudine Vallauri