janvier 1999
analyse de la situation au 30 septembre 1998
Au 30 septembre 1998, 22 515 cas de sida chez des personnes domiciliées en Ile-de-France ont été déclarés depuis le début de l'épidémie. LIle-de-France compte 46% du nombre total de cas en France.
- situation géographique
- évolution selon le mode de transmission
- répartition par sexe/âge
- évolution du nombre de cas de sida dans les départements franciliens
- évolution du nombre de décès
- évolution du nombre de personnes vivantes atteintes du sida en Ile-de-France
- La connaissance de la séropositivité VIH et le traitement anti-rétroviral avant le stade du sida
En Ile-de-France, la diminution très importante du nombre de nouveaux cas de sida constatée au 2e semestre 1996 a été moins nette en 1997. Depuis, le nombre de nouveaux cas de sida sest stabilisé autour de 500* par semestre. Parmi ces cas, 38% ont été contaminés par des relations hétérosexuelles, 32% par des relations homosexuelles et 20% par usage de drogues injectables.
En ce qui concerne les décès, la diminution se poursuit : au 1er semestre 1998, le nombre total de décès par sida est estimé à 200*, soit 19% de moins quau semestre précédent.
Par conséquent, le nombre de personnes vivantes atteintes de sida continue daugmenter :
4 000* au 30 juin 1990, 8 000* au 30 juin 1996, 9 000* au 30 juin 1998 en Ile-de-France.
Le nombre des personnes vivantes atteintes de sida ne représente quune faible proportion des personnes infectées par le VIH : au niveau national, cette proportion est estimée à 17% (20500/120 000).Un nombre important de personnes infectées par le VIH ignorent leur séropositivité jusquau moment du diagnostic de sida : parmi les cas de sida diagnostiqués en Ile-de-France au 1er semestre 1998, 46% ignoraient leur statut sérologique.
Cette méconnaissance est particulièrement fréquente chez les personnes contaminées par voie hétérosexuelle et chez les personnes de nationalité étrangère (notamment dAfrique subsaharienne). Le faible recours au dépistage de ces groupes de population est lié notamment à la non-perception du risque ou à des difficultés daccès au système de soins.
Ceci souligne la nécessité dinformer de façon plus spécifique ces populations sur les bénéfices du dépistage et sur la possibilité dune prise en charge thérapeutique.
Pour toute information sur linfection par le VIH, consulter le site Internet du réseau des CRIPS http://www.lecrips.net |
Surveillance du sida en France, Surveillance du VIH/sida en Europe Le point sur lépidémie de sida :
décembre 1998 ONUSIDA, Organisation mondiale de la
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