septembre 1999
Les hépatites A, B et C restent un problème majeur de santé publique avec des risques et des moyens de prévention spécifiques à chacune.L'hépatite C occupe désormais le devant de la scène. C'est la première cause de maladie hépatique chronique avec près de 600 000 porteurs du virus en France. Parmi les trois grands modes de contamination, la transfusion sanguine a cédé le pas devant la toxicomanie sans oublier la transmission nosocomiale qui mobilise un important effort de prévention. Le traitement associant ribavirine et interféron suscite des espoirs légitimes mais la recherche doit encore progresser pour proposer un traitement aux formes modérées et élucider la gravité accrue de la coinfection avec le VIH.
Le vaccin contre l'hépatite B a subi de plein fouet les incertitudes concernant sa tolérance. Malgré des données rassurantes, il continue de passionner les débats comme en témoigne la table ronde organisée sur ce sujet*.
Quant à l'hépatite A, elle est à reconsidérer dans la mesure où sa sévérité augmente avec l'âge et qu'elle peut se contracter à la faveur de voyages en pays d'endémie. Le vaccin permet de s'en prémunir et il semble légitime d'en discuter avec le sujet VIH + selon son mode de vie.
Profitant de la possibilité offerte par l'hémicycle du Conseil Régional d'Ile-de-France d'effectuer un vote comptabilisé immédiatement, des questions ont été posées à l'auditoire sur les hépatites A, B et C avant de brosser un panorama pour chacune d'elles.
Les rencontres du CRIPS sont organisées avec le soutien de la Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales d'Ile-de-France
Ont collaboré à ce numéro
:
Didier Jayle - Gilles Pialoux - Antonio Ugidos -
Bénédicte Astier- Idris Roty - Les graphistes
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