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septembre 1999

trente-cinquième rencontre du CRIPS
Prévention des hépatites

L'hépatite A

Trois questions ont permis de lancer le dialogue sur les problèmes spécifiques liés à l'hépatite A.

Est-elle toujours bénigne ?
La réponse NON majoritaire est bonne. En effet, les formes sévères existent même si elles sont exceptionnelles.

Est-il nécessaire de vacciner le sujet VIH + ?
Le résultat équilibré entre OUI et NON traduit l'absence de directives claires.

En cas d'hospitalisation, faut-il respecter des règles d'hygiène spécifiques à l'hépatite A ?
Le OUI est très largement majoritaire pour 88 % de l'assistance. Etant donné la transmission orofécale, des mesures d'hygiène s'imposent avec la nécessité de créer un circuit isolant le malade pendant les 15 jours où il est le plus contaminant pour son entourage.

Pr Yves Buisson, Hôpital du Val de Grâce
Histoire naturelle de la maladie, les modes de transmission, l'épidémiologie, le vaccin

Si l'hépatite virale A est de moins en moins fréquente, elle est de moins en moins bénigne. Presque toujours asymptomatique avant 5 ans, elle devient plus sévère avec l'âge. L'asthénie persistante justifie souvent un arrêt de travail d'un mois, donc des coûts indirects sans oublier les formes fulminantes mortelles estimées à 1/1000 chez l'adulte. L'infection à VIH ne constitue pas en soi une indication de vaccination. "L'hépatite A ne semble pas modifier le cours de l'infection à VIH" précise le Dr Jacques Leibowitch (Garches). Par conséquent, les raisons de vacciner sont identiques à celles pour les sujets non infectés par le VIH. La principale indication reste le voyage. En effet, à l'échelle planétaire, le danger est modulé selon le niveau d'hygiène. Dans les pays industrialisés, une diminution de l'immunité naturelle est apparue. D'où l'augmentation de la réceptivité de la population. L'hépatite A est typiquement "la maladie des mains sales". Parmi les facteurs de risque, l'alimentation est impliquée dans la majorité des cas alors que l'exposition professionnelle concerne 27 % des malades, le contact avec un sujet infecté 23 % des cas et les voyages 18 % des cas. En terme de prévention, le vaccin est disponible depuis 1992 en France avec une durée de protection supérieure à 10 ans.

Les recommandations actuelles de la DGS incitent à vacciner les sujets exposés professionnellement, les voyageurs adultes et les enfants de plus d'un an à l'origine de petits foyers épidémiques d'importation, les jeunes des internats et des établissements spécialisés, les hémophiles, les polytransfusés, les homosexuels et les toxicomanes sans qu'il y ait d'études épidémiologiques spécifiques.

Question du Dr Sylvie Fridmann, gynécologue à l'Hôpital Bicêtre :

Y a-t-il une gravité particulière du VHA pendant la grossesse ?
Peu de données existent chez la femme enceinte mais rien ne laisse supposer une fréquence accrue de complications liées au virus A.

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