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novembre 2000

trente-neuvième rencontre du CRIPS
VIH: les nouvelles contaminations.

Conclusion

Gérard Pelé, Chargé de Mission, DGS

Ce travail vient à point nommé. Il y a un an, Joel Ménard a mis en place un comité de pilotage afin de réfléchir ensemble sur la prévention du VIH, des hépatites et des MST.

Ce comité réunit des associations, des institutions (Inserm, CNRS, CFES...)... En tout 15 membres travaillant sur différents thèmes: l'environnement juridique et règlementaire, les acteurs de prévention, les alternatives au préservatif, comment mieux prendre en compte les individus dans les stratégies de santé publique, les difficultés de la prévention et les personnes atteintes.

Nous avons identifié de nouveaux enjeux de santé publique: la persistance des prises de risque qui est réelle; la diminution de la vigilance préventive; les spécificités psychologiques et affectives des séronégatifs partenaires sexuels stables de séropositifs; les problèmes psychologiques et affectifs des séropositifs; et enfin le désir d'enfant qui prend aujourd'hui une toute autre perspective.

Pour construire notre stratégie, nous allons partir des besoins des personnes atteintes et de leur entourage, des femmes enceintes séropositives, des couples sérodifférents... On ne peut imaginer faire reposer la prévention du VIH sur les seules personnes atteintes.

Et nous baser sur les structures: les hôpitaux, les CDAG, les associations, les réseaux d'intervenants libéraux en ville, les lignes d'écoute téléphoniques, les conseillers conjugaux, les lieux nouveaux, les lieux de ressourcement...

Parallèlement, nous allons mener une politique d'information des personnes atteintes pour réduire les risques: sur les préservatifs, les trousses de prévention, les pratiques sexuelles et les traitements post-exposition.

Restent des points à éclaircir: les conséquences de la surinfection pour les personnes séropositives et les effets secondaires des traitements sur le désir et les capacités sexuelles.

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