sommaire62

Septembre 2002

46ème RENCONTRE DU CRIPS
2002: Prévention du sida, des hépatites et des IST en prison: état des lieux et perspectives

      

Interventions de la salle

- L'information des détenus
Danièle Messager :
De qui dépend l'information des prisonniers ?

Nicole Labrosse-Solier :
C'est le fruit d'un travail conjoint avec la direction de l'administration pénitentiaire (DAP). Il existe quelques outils spécifiques, mais il faut les diffuser. La division sida ne finance pratiquement plus aucun projet sida en prison depuis plusieurs années.

Dominique de Galard :
Un grand nombre d'actions d'éducation à la santé sont ciblées sur des sujets plus larges comme les risques en général, la santé ...

 

- La confidentialité
Milko Paris (Ban Public) :
En prison, il n'y a aucune confidentialité: quand un médecin ou une infirmière donne un médicament, il y a systématiquement un surveillant à leurs côtés.

 

- les initiatives ponctuelles
Colette Laugier (Crips Aquitaine) :
Le Craes mène depuis 1994 une action à la prison de Bordeaux permettant, grâce à des réunions organisées tous les 15 jours, de parler sexualité via des groupes de parole. Nous avons également réussi à avoir l'accord du directeur pour une information sur le VHC.

Isabelle Gauthier (Service pénitentiaire d'insertion et de probation des Hauts-de-Seine) :
Nous organisons depuis 2 ans à la maison d'arrêt de Nanterre des groupes sur la prévention des risques ouverts à tous les arrivants. Mais nous avons de gros problèmes de moyens notamment au niveau des personnels des UCSA : même si parfois les moyens financiers existent, nous n'arrivons pas à recruter. Il est également difficile de parler sexualité et cette intervention est parfois vécue comme une agression.

 

- Les hépatites
Un médecin alcoologue à la maison d'arrêt de Nanterre :
Personnellement, je n'arrive pas à avoir de vrai bilan VHC. C'est la croix et la bannière. Très peu de prisonniers ont accès au traitement VHC alors que l'on pourrait profiter de cette période d'abstinence. Le VIH n'est qu'un aspect visible du problème, il y a aussi tout le reste.

Michel Bonjour (SOS Hépatites) :
Si on intéressait un peu plus les hépatologues et les gastro-entérologues aux toxicomanes, on n'en serait pas là. L'an dernier, sur 8 000 personnes mises sous traitement VHC, seules 500 étaient toxicomanes. Il faut s'occuper d'eux qui constituent le plus gros "réservoir" du VHC.

  

 Retour au sommaire