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Décembre 2004

56ème RENCONTRE DU CRIPS ILE-DE-FRANCE

"DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE ET RÉDUCTION DES RISQUES"
COMMENT ASSOCIER LA POPULATION LOCALE À LA RÉSOLUTIONDES PROBLÈMES D’UN QUARTIER ?


DANIELLE MESSAGER, JOURNALISTE À FRANCE INTER
Cette 56e rencontre du Crips Ile-de-France* a pour objectif d’offrir un éclairage sur la démocratie participative ou comment associer la population locale à la résolution des problèmes d’un quartier. Des expériences menées en Allemagne et au Royaume-Uni seront décrites, suivies de celle du quartier de Stalingrad à Paris dont il fut question dans la presse, parfois de manière réductrice. Nous aurons ici le temps d’apprécier l’exercice du panel citoyen, modèle de concertation assez unique en France.

ANNE HIDALGO, PRÉSIDENTE DU CRIPS ILE-DE-FRANCE
Pourquoi relier la démocratie locale et participative aux sujets de santé publique ? L’expérience montre que tous les acteurs - élus, associations, professionnels de santé et habitants d’un quartier où se posent des problèmes de santé publique - ont des points de vue différents et qu’il est donc indispensable de les rapprocher pour décider et mettre en oeuvre des politiques de santé publique. Il n’est pas question de remettre en cause le rôle fondamental de l’Etat, mais son action doit faire l’objet de relais, à tous les niveaux territoriaux, portés par une démarche militante de la part des élus et des associations, en particulier au niveau local autour duquel s’organise la vie des habitants. Le niveau régional, où se situent les compétences du Crips, est lui aussi extrêmement pertinent par ses objectifs de coordination et par la possibilité d’échange d’expériences avec les autres régions françaises ou européennes.
Dans la plupart des villes d’Ile-de-France, la mise en place de conseils de quartier assure la collaboration des habitants et des associations aux décisions publiques pour les questions d’aménagement ou d’environnement. Il est nécessaire de s’appuyer sur ces mêmes outils de démocratie participative, en matière d’actions locales de santé publique, comme par exemple, lors de l’ouverture d’un lieu d’accueil et de prévention pour les personnes toxicomanes. Un tel rassemblement des acteurs permettrait l’élaboration d’un langage commun, avec un rôle tout particulier de médiation pour les élus face aux revendications, voire aux réactions violentes de rejet de la part de certains riverains. Des réunions de concertation seraient, dans un premier temps, l’occasion pour les citoyens d’évoquer les problèmes de sécurité ou de propreté auxquels la municipalité doit apporter des réponses. C’est un préalable indispensable, une fois les peurs dissipées, à l’élaboration d’une réflexion collective sur les causes de ces comportements à risques. Les outils de la démocratie participative peuvent ainsi éviter la confrontation frontale et infructueuse des parties, ouvrir le dialogue et apporter des solutions pragmatiques aux enjeux locaux de santé publique et de prévention.

 

L’EXPÉRIENCE DE BERLIN
YVES SINTOMER, professeur de sociologie à l’université Paris VIII, chercheur au centre Marc Bloch à Berlin
DEUX EXEMPLES AU ROYAUME-UNI
MAGGIE MORT,
sociologue, Institute for Health Research, université de Lancaster
ELHAM KASHEFI,
chercheur en développement communautaire, Institute for Health Research, université de Lancaster
LE PANEL CITOYEN "MIEUX VIVRE À STALINGRAD", L’EXPÉRIENCE MENÉE À PARIS
BERNARD JOMIER,,
chargé de la Santé, mairie du 19e arrondissement de Paris
ANNE COPPEL,
sociologue, présidente d’honneur de l’Association française de réduction des risques (AFR)
CONCLUSION
ANNE SOUYRIS,
présidente de la commission Démocratie régionale et Jeunesse au conseil régional d’Ile-de-France


* du 14 octobre 2004
Les rencontres du Crips sont organisées avec le soutien de la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales d’Ile-de-France.