Mars 2005
57ème RENCONTRE DU CRIPS
ILE-DE-FRANCE
EN COLLABORATION AVEC LUNESCO ET LORGANISATION
INTERNATIONNALE POUR LES MIGRATIONS
KATERINA STENOU
DIRECTRICE, DIVISION DES POLITIQUES CULTURELLES
ET DU DIALOGUE INTERCULTUREL, UNESCO
Cette table ronde consacrée à un sujet brûlant et malheureusement négligé "Femmes migrantes et VIH/sida dans le monde : une approche anthropologique", nest pas la première initiative de lUnesco. Il y a deux ans déjà, ce thème avait été traité, sous le même angle, lors dune rencontre intitulée "VIH/sida, stigmatisation et discrimination, une approche anthropologique".
Cette rencontre est le reflet dune triste réalité: à travers le monde, les femmes sont infectées en proportion croissante depuis le début de lépidémie, jusquà représenter aujourdhui la moitié des personnes vivant avec le VIH/sida. En Afrique subsaharienne, elles sont 57% des personnes vivant avec le VIH/sida et cette proportion est encore plus élevée chez les jeunes femmes. Vulnérabilité biologique, économique, sociale et culturelle se conjuguent pour mettre les femmes en situation de risque exacerbé face à la pandémie. Quant aux femmes migrantes, outre les difficultés liées à leurs conditions de femmes, elles sont encore plus à risque du fait de leurs conditions de vie particulières: mode de vie transformé, nouvelles rencontres, pratiques sexuelles modifiées, rapports hommes/femmes remis en question.ANTONIO UGIDOS
DIRECTEUR, CRIPS ÎLE-DE-FRANCE
Lépidémie du VIH change. Il y a 20 ans, un cas sur cinq était une femme, aujourdhui, cest près dun cas sur deux. Les dernières données de lInstitut de veille sanitaire montrent que 43% des nouvelles contaminations en France touchent des femmes et 60% des nouvelles contaminations touchent des personnes dorigine étrangère. Les femmes migrantes cumulent les vulnérabilités liées à leur genre et à leur condition migrante. Cette table ronde a pour objectif de mieux comprendre les spécificités de ces vulnérabilités et donner des pistes pour de futures actions de prévention auprès de ce groupe à risque.
Les interventions :
- MARY HAOUR-KNIPE
SENIOR ADVISOR POUR LES QUESTIONS DE MIGRATIONS ET VIH/SIDA, SERVICE SANTÉ ET MIGRATION, ORGANISATION INTERNATIONALE POUR LES MIGRATIONS- JENNIFER KLOT
CONSEILLÈRE PRINCIPALE POUR LES QUESTIONS DE VIH/SIDA, GENRE ET SÉCURITÉ,SOCIAL SCIENCE RESEARCH COUNCIL, NEW YORK, USA- JOHN K. ANARFI
SOCIO-DÉMOGRAPHE, DIRECTEUR-ADJOINT,INSTITUT DE RECHERCHES STATISTIQUES, SOCIALES ET ÉCONOMIQUES DE LUNIVERSITÉ,GHANA- MARIA LOURDES S. MARIN
DIRECTRICE-ADJOINTE, ONG ACTION FOR HEALTH INITIATIVES,PHILIPPINES- CYNTHIA BUCKLEY
SOCIO-DÉMOGRAPHE, DIRECTRICE-ADJOINTE,CENTRE DES ÉTUDES SUR LA RUSSIE, LEUROPE DE LEST ET LEURASIE, UNIVERSITÉ DU TEXAS,USA- SANDRINE MUSSO
ANTHROPOLOGUE, ÉCOLE DES HAUTES ÉTUDES EN SCIENCES SOCIALES DE PARIS