Janvier 2006
60ème RENCONTRE DU CRIPS
ILE-DE-FRANCE
ACCÈS À LA SANTÉ DES
ÉTRANGERS
PRÉVENTION, ACCÈS AUX SOINS, CONDITIONS DE VIE ET DE
SÉJOUR
TABLE RONDE 3
DROIT AU SEJOUR ET CONDITIONS DE VIE DES MALADES
ETRANGERS
CLAIRE HÉDON
ANIMATRICE, JOURNALISTE A RFI
La question du droit au séjour conditionne laccès à lemploi, au logement, aux prestations sociales, elle est donc directement liée aux conditions de vie des malades étrangers.
Le ministère de lIntérieur na pas souhaité participer à cette table ronde, voici un extrait du courrier que nous avons reçu. "Le ministre dEtat ma chargée de vous indiquer que les conditions dans lesquelles sont accueillis en France les étrangers malades font lobjet de toute son attention. A cet égard, il convient de souligner que larticle L 313-11 du Code de lentrée et du séjour des étrangers et du droit dasile (Ceseda) a permis daugmenter de façon sensible et constante le nombre de titres de séjour délivrés aux étrangers pour raison médicale. Bien entendu, les étrangers infectés par le VIH, dès lors quils remplissent les conditions, bénéficient sans restrictions des dispositions de cet article puisque notre pays figure parmi ceux qui ont la chance de pouvoir apporter à ces malades, dans de bonnes conditions, tous les soins appropriés quils sont en droit dattendre."
HERVÉ GBEDO
ACT UP-PARIS
Arrivé en France en juillet 2004, jai consulté un médecin de ville qui ma conseillé un dépistage qui sest avéré positif. Le médecin ma adressé à lhôpital où une assistante sociale a fait un dossier de demande dAME et une demande de titre de séjour. Ce nest quen juillet 2005 que jai reçu une lettre de la préfecture refusant ma demande car le traitement est disponible au Bénin. De retour à lhôpital pour une consultation, le médecin ma affirmé que "la France ne peut pas accueillir tout le monde". Jai changé dhôpital et me suis adressé à une association qui a introduit un recours auprès du préfet de Police pour une soixantaine de personnes dans la même situation. Depuis cet été, le médecin de la préfecture est revenu sur sa décision, nous sommes encore une trentaine à attendre dêtre convoqués pour pouvoir avoir droit à ce titre de séjour. Sans titre de séjour, pas de travail, et cela dure depuis quatorze mois. Cest également cette association qui mhéberge à lhôtel et qui me fournit des tickets restaurant. Voilà la réalité de la condition des malades étrangers en France, cest pourquoi je suis indigné par le courrier du ministère de lIntérieur.
CHRISTIAN SAOUT
PRESIDENT DE AIDES
Aides a réalisé une enquête sur laccès au séjour, aux soins et à lhébergement, sous forme dun questionnaire en trente points envoyé début 2005 à lensemble du réseau Aides dont vingt-deux délégations ont soutenu des étrangers séropositifs en situation irrégulière, originaires principalement du Cameroun, de Centrafrique, de Côte dIvoire, du Congo et dAlgérie. Nous avons constaté une série de difficultés qui débutent lors du dépôt de la demande du titre de séjour : mauvaises conditions daccueil dans les préfectures (pratique discriminatoire consistant à convoquer les malades à certaines dates et heures), attente interminable puis exigence de pièces non prévues par les textes, refus denregistrer certaines demandes, non-délivrance de récépissé (ce qui est contraire aux règles administratives). Autres types de difficultés directement liées à la décision de la préfecture : le refus de délivrance dun titre de séjour, la délivrance dautorisations provisoires de séjour (APS), titre exceptionnellement précaire, la délivrance de cartes de séjour temporaire (CST) avec de très longs délais, la demande parfois, dune taxe de séjour (non exigible), léventuelle rupture du secret médical, le traitement aléatoire des recours contre les refus de délivrance de titre de séjour. Difficultés liées à laccès aux soins : les délais trop longs dobtention de lAME empêchent une prise en charge de prévention, le maintien en régime AME exclut le recours à la médecine de ville. Difficultés dans lhébergement enfin : les structures durgence - lorsquelles existent - refusent souvent lhébergement pour cause dabsence de papiers, les recours (hôtels, appartements-relais, associations) sont dune efficacité variable due à la menace dune éventuelle action en justice pour "aide illégale au séjour". Il est donc immédiatement nécessaire de mieux respecter le droit au séjour - la même circulaire étant appliquée différemment selon les préfectures - de modifier les pratiques dexamen des droits, daméliorer la promotion du dépistage précoce et la diffusion des outils de prévention. Il est nécessaire de changer les conditions de vie dans la société en respectant la pleine citoyenneté (ce qui implique, à long terme, le droit de vote), de remédier à linégalité des rémunérations, à linapplication des règles du travail, daméliorer les conditions de logement, de faciliter le regroupement familial. En matière de perspectives publiques, Aides mène ses actions sur le terrain administratif, législatif et en appelle à lopinion publique. Nous demandons la suspension des décrets et des recours au fond en ce qui concerne lAME, le recours au juge administratif car retarder les soins, cest engager plus de dépenses pour lavenir. Lorganisation de conférences de presse et des propositions législatives sont également quelques unes de nos actions. Défendre les libertés publiques et défendre les exigences de santé publique ne sont pas contradictoires, des domaines de convergence existent, il faut trouver des solutions.
JULIEN EMMANUELLI
CONSEILLER TECHNIQUE AU CABINET DU MINISTRE DE LA SANTÉ
Sur la question du droit au séjour et des conditions de vie des malades étrangers, la France est fidèle à ses traditions humanistes. Cest en effet le seul pays dEurope qui a su mettre en place un dispositif qui garantit le droit au séjour et au travail pour des personnes atteintes dune pathologie grave et qui vivent sur le territoire français sans papiers. Ce dispositif législatif adopté en mai 1998 est le fruit dun travail engagé dès 1995 entre différentes administrations et le secteur associatif. Lexpérience montre en effet que la prise en charge sanitaire des personnes atteintes par le VIH nécessite un accompagnement social de qualité, concomitant voire préalable. Pour les étrangers vivant en France sans papiers, la découverte de la séropositivité saccompagne souvent dune remise en cause du projet initial de migration. La clandestinité est évidemment contradictoire avec un accès facile et simple au dépistage et aux soins, contradictoire notamment avec la continuité des soins quimpose la maladie. Elle contrevient à laxe prioritaire de la politique nationale de lutte contre le sida qui met laccent sur la précocité et la continuité du soin. Cest pourquoi, il existe en France la possibilité daccéder de droit à un titre de séjour et de travail pour les personnes nayant pas accès au dispositif médical dans leur pays dorigine. Nombreuses sont les associations qui sen sont félicitées. Toutefois, lapplication de cette loi entraîne des difficultés que nous nous employons à réduire en lien avec les ministères de lIntérieur et de la Cohésion sociale. Ces difficultés sont de plusieurs ordres : elles relèvent parfois de modalités pratiques mal appliquées dans la transmission des dossiers médicaux par les services hospitaliers, elles peuvent également tenir à la grande hétérogénéité des procédures denregistrement ou à la disparité des avis médicaux qui sont rendus quand les personnes ne sont pas sous traitement ou viennent de pays dont laccès aux antirétroviraux commence à voir le jour dans le cadre de protocoles bilatéraux. La formation de médiateurs de santé, mise en place avec le soutien de la DGS, permet de faire la liaison et de jouer un rôle essentiel dobservateur, ce qui constitue une réponse importante à ces problèmes. La DGS édite par ailleurs des recommandations régulières à destination des médecins inspecteurs de santé publique, des directions de laction sanitaire et sociale (Drass et Ddass) concernant la démarche à adopter face aux avis médicaux à rendre dans le cadre de larticle L 313-11. Concernant spécifiquement le VIH, une circulaire DGS va être diffusée pour préciser cette question, dans lattente de la publication dune circulaire interministérielle dapplication de lensemble de larticle L 313-11.
CLAIRE DESCREUX
SOUS-DIRECTRICE DES POLITIQUES DINSERTION ET DE LUTTE CONTRE LES EXCLUSIONS, DIRECTION GÉNÉRALE DE LACTION SOCIALE (DGAS), MINISTÈRE DE LEMPLOI, DE LA COHÉSION SOCIALE ET DU LOGEMENT
Les dispositifs et les prestations de lutte contre lexclusion sadressent à tous, le fait dêtre étranger nest donc pas un critère spécifique dattribution. Lallocation adulte handicapé (AAH), délivrée sous condition de résidence sur le territoire national (y compris les DOM et Saint-Pierre et Miquelon), reste acquise si la personne est absente moins de trois mois par an, ce qui est inscrit dans la loi de février 2005. Au-delà, les allocations sont versées au prorata de la présence sur le territoire national.
Les personnes atteintes de maladies dégénératives peuvent bénéficier de ressources fournies par la Commission technique dorientation et de reclassement professionnel (Cotorep) et la Caisse dallocations familiales (Caf), dans un délai moyen dinstruction de trois mois pour la Cotorep et de cinq mois au maximum pour les deux structures, avec effet rétroactif au premier jour du mois suivant le dépôt de la demande. Le dispositif durgence spécifique mis en place par la circulaire de 1994 permet de ramener ce délai à deux mois. La loi du 11 février 2005 permet, lors du renouvellement de lAAH, de faire lavance des frais de soins. Le cumul de lAAH et du complément de ressources versé par la Caf représente 80 % du Smic. Un dispositif dhébergement temporaire a été créé pour venir en aide aux personnes sans domicile fixe dans le cadre dune convalescence : les lits halte soins santé. Il sagit dune nouvelle structure de type médico-social qui doit permettre à ces personnes, une meilleure prise en charge et éviter des hospitalisations répétées, effectuées souvent tardivement. Ces lits ne sont pas dédiés à un type de pathologie donnée, seul létat sanitaire de la personne en conditionnera laccès. Cent lits par an seront créés dans les cinq prochaines années, la dotation incluant lhébergement et les soins est inscrite dans le projet de loi de finances pour la Sécurité sociale, les décrets dapplication sont prêts. Ces lits seront financés par les crédits de lassurance maladie.
QUESTIONS DE LA SALLE
SYLVANA SINIYEZE, ACT UP-PARIS - Le problème du regroupement familial est primordial dans lévolution du soin et dune prise en charge psychosociale des malades. Nous avons besoin de ce soutien, que pouvez-vous faire ?
CHRISTIAN SAOUT - Les règles du regroupement familial qui sont extrêmement contraignantes devraient être allégées pour les personnes séropositives car on sait que leur environnement familial ne peut que les soutenir.
JEANNE IBENUE EPOUMANG, ACT UP-PARIS - Jai fait quatre heures de queue à la préfecture pour attendre la décision de la commission concernant le renouvellement de ma demande dAPS. On ma accordé six mois sans autorisation de sortie du territoire, sans autorisation de travailler. Jai cinq enfants dont une fille de 7 ans que je nai pas vus depuis un an. Jai travaillé onze ans en tant quinfirmière dans mon pays, cest un malade qui ma contaminée. Jai demandé une formation à lAgence nationale pour lemploi (ANPE), impossible dy accéder sans un vrai titre de séjour, impossible de faire valider mes acquis professionnels. Sans bénéficier dun an dAPS, il est impossible de reprendre des études pour travailler ici. Je nai pas besoin de la Cotorep, jai un métier, je peux gagner ma vie. Nous ne demandons que lapplication de la loi. La légalisation doit intervenir au bout dun an, ce nest pas le cas.
JULIEN EMMANUELLI - Nous travaillons actuellement sur un texte à destination du ministère de lIntérieur pour les sensibiliser à limportance et aux enjeux dune bonne lecture de la loi, en insistant sur les conséquences liées à une mauvaise prise en compte de la situation (perte demploi, interruption de lAAH, interruption des soins et des traitements liés à la déstabilisation sociale et psychologique des patients). Tout cela peut contribuer à la pérennisation de lépidémie. Le ministère de la Santé fait son possible pour insister sur cette dimension de la prise en charge dans sa globalité, mais les arbitrages sont rendus de façon interministérielle.
CHRISTIAN SAOUT - Il faut déconnecter le droit au séjour du droit à la santé, sinon cest sans issue. Je constate que les lits halte soins santé sont financés par la Sécurité sociale, alors quon ne veut pas que les étrangers aient accès à la CMU. Peut-on ou non faire bénéficier les étrangers de la Sécurité sociale ? Quelle est la logique ? Veut-on également quils naillent pas à lhôpital ? Enfin, la France nest pas le seul pays à bénéficier dun article L313-11, beaucoup dautres pays européens en disposent également. Tous dailleurs avec la même faiblesse: ces dispositifs sont organisés sur le fait que si les soins existent dans les pays étrangers, on peut y renvoyer les personnes. Il y a pourtant une différence fondamentale entre le fait davoir des soins potentiellement à disposition dans son pays, et le fait dêtre éligible à ces soins. Le ministre de la Santé a demandé son avis au Conseil national du sida sur la commission médicale régionale, ce qui a été fait, cet avis est resté sans réponse. Si on continue à travailler ainsi, on va vers une exacerbation des tensions, ce qui nest souhaitable pour personne.
HERVÉ GBEDO - Jai dit à mon enfant de 3 ans que je partais en vacances. Cela fait quatorze mois que je suis là sans pouvoir le revoir. Mon épouse est décédée du sida cette année. Essayez de parler de ce que nous vivons à la prochaine réunion avec le ministère de lIntérieur.
ANTOINETTE MBA, MÉDIATRICE, BONDEKO - On donne aux malades une APS de six mois plus une de trois mois, sans possibilité de travailler, sans logement, et on leur demande dattendre deux ou trois ans sur une liste dattente pour un hébergement en foyer. Cest intolérable. Parfois, lorsquen désespoir de cause nous appelons le 115, ils ne viennent pas, ou ne prennent la personne en charge quune seule nuit. Comment se soigner dans ces conditions ? Nous sommes débordés, les personnes ne veulent pas partir le soir parce quelles nont nulle part où aller.
CLAIRE DESCREUX - Les difficultés liées au logement sont bien connues, elles ont été largement médiatisées, lhôtel coûte cher en effet et ce nest pas un dispositif idéal. Les lits halte soins santé permettront dhéberger des personnes malades sans distinction de statut, quil sagisse dune prise en charge Sécurité sociale, CMU ou AME. Ces lits soins ne sont pas conçus comme une alternative à lhôpital mais au domicile, il faudra être vigilants sur ce point.
NICOLE TSAGUE, MÉDIATRICE, APA (AFRICAN POSITIVE ASSOCIATION) - On dit que le sida est Grande cause nationale 2005, mais il ny a ici aucun représentant du ministère de lIntérieur, aucun du ministère des Affaires étrangères ni de la Cohésion sociale. Je nai pas voulu demander le regroupement familial car mes conditions de vie sont mauvaises. On ma refusé un visa de visite pour ma fille de 17 ans que je nai pas vue depuis cinq ans. Il y a six mois, jai déposé un dossier auprès de lOffice des migrations (Omi), je nai aucune réponse. Je suis médiatrice de santé publique, comment puis-je aider et soutenir les autres dans ces conditions de souffrance psychologique graves ?
CORINNE DUCOS, ASSISTANTE SOCIALE, DESSINE-MOI UN MOUTON - Pourrait-on obtenir un droit à lallocation déducation spéciale (AES) pour les enfants non régularisés et séropositifs qui sont sur le territoire français ?
ASTA TOURÉ, MÉDIATRICE EN SANTÉ PUBLIQUE, ASSOCIATION COMMUNAUTAIRE SANTÉ BIEN-ÊTRE - Quen est-il des étrangers résidant dans les TOM ou en Guyane, qui y perçoivent des prestations sociales et qui se retrouvent pourtant en situation irrégulière dès quil arrivent en métropole ? La loi sapplique-t-elle sur tout le territoire national ?
CLAIRE DESCREUX - Je transmettrai à mes collègues la question sur lAES.
ASTA TOURÉ, MÉDIATRICE EN SANTÉ PUBLIQUE, ASSOCIATION COMMUNAUTAIRE SANTÉ BIEN-ÊTRE - Lorsquon aide des personnes à faire une demande dAAH auprès de la Cotorep, on nous annonce un délai de dix-huit mois quand le dossier nest pas égaré. Que vont devenir ces personnes ?
UNE PARTICIPANTE - Il y a discrimination en matière de logement lorsquon est bénéficiaire de lAAH, que lon sadresse aux organismes de logement social, à ceux qui gèrent le 1% patronal, sans même parler du parc privé qui est inaccessible. Il faudrait pourtant que les malades et les handicapés aient un accès privilégié au logement, particulièrement en rez-de-chaussée.
CLAIRE DESCREUX - Sagit-il dune exigence de solvabilité ou dune question de discrimination ? Difficile de le savoir.
CHRISTIAN SAOUT - On peut saisir la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde), ce qui permettra au moins de repérer ce type de discrimination. Quant à prendre des mesures en faveur dun groupe défini de personnes, cest toujours mal perçu en France. Est-ce dailleurs ce que nous voulons, alors que depuis des années nous réclamons légalité des droits entre tous. Sans doute faudrait-il trouver des politiques incitatives mais ce problème est très difficile à résoudre.
BERTRAND BOURGEOIS, DIRECTEUR ADJOINT, DIAGONALE ILE-DE-FRANCE - Il existe des dispositifs départementaux de droit commun pour le relogement qui sadressent aux personnes ayant de faibles ressources (dont lAAH) et leur permettent dobtenir un logement locatif en nom propre. Je souhaitais connaître le prix de journée des lits halte soins santé et également comprendre quelle est la complémentarité ou la différence avec les appartements de coordination thérapeutique (ACT) qui sont eux aussi financés par la Sécurité sociale.
CLAIRE DESCREUX - En ce qui concerne le prix de journée des lits halte soins santé, il sagit dune centaine deuros par jour et par personne, répartis pour moitié entre coût des soins et coût de lhébergement. Les ACT ne concernent pas le même public, et ne sont pas limités dans le temps.
BERTRAND BOURGEOIS, DIAGONALE ILE-DE-FRANCE - Les ACT sont dorénavant ouverts à toutes les pathologies graves évolutives et non plus seulement, comme il y a quelques années, aux personnes atteintes du VIH.
UN PARTICIPANT - Une circulaire dapplication ne prime pas sur un décret, qui a force de loi. Etes-vous en mesure dévaluer limpact des circulaires sur la réalité de la situation, en particulier en ce qui concerne la Cotorep ?
CLAIRE DESCREUX - Je sais toute la distance qui peut exister entre une circulaire et lapplication qui en est faite. Ce sont les limites de laction administrative. On sait que les financements des Cotorep nétaient pas suffisants, et que la dernière décennie a vu une très forte augmentation des demandes - et doctroi - dAAH (dont un grand nombre à plus de 80%). Nous espérons que les ressources financières supplémentaires mises à la disposition de ces Commissions du droit et de lautonomie, puisque ce sera le nouveau nom de la Cotorep à compter du 1er janvier 2006, permettront daméliorer les délais de traitement et la situation sur le terrain.