Parce qu'accepter une personne séropositive, c'est aussi me protéger

Campagne interassociative de lutte contre la sérophobie lancée à l'occasion de la Marche des Fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi, Trans (LGBT) 2014

Une campagne interassociative de lutte contre la sérophobie en milieu gay

La campagne est réalisée en partenariat avec Fêtez clairs, les Jeunes Séropotes, le Kiosque et les Petits Bonheurs . 

Une personne séronégative peut adopter des stratégies de prévention contre le VIH ; elle peut accepter dans sa vie intime une autre personne, quel que soit son statut sérologique
La campagne invite à rendre visible cette acceptation à travers un symbole. Utilisé comme repère pour les personnes séropositives, il permet aussi d'affirmer son positionnement face à la prévention.

L'objectif est que chacun s'empare de ce symbole, se l'approprie, voire en crée sa propre version personnalisée. Et le porte avec fierté.

Relayée via le site internet du Crips ainsi que par les réseaux sociaux, cette campagne se compose d'un badge et d'une série de cartes com qui seront distribués lors du défilé.

Deux symboles en un

Le badge arbore un bouton rose, la couleur gay par excellence. Symbole de la lutte contre le sida et de solidarité avec les personnes concernées, le ruban rouge, dénoué, attache le bouton et dessine le signe arithmétique égal (=). Ce signe souligne l'égalité entre les personnes séropositives et séronégatives aussi bien qu'il proclame : « Que tu sois séropositif ou séronegatif, dans nos rapports, cela m'est égal ! ».

Une collection de six cartes com aux couleurs de l'arc-en-ciel décline les arguments de la campagne. 

  • rejeter une personne parce qu'elle est séropositive c'est se priver d'une belle rencontre.
  • avoir peur d'une personne séropositive c'est s'empêcher de parler du VIH et donc de ne pas pouvoir adapter ses pratiques pour réduire le risque de transmission.
  • le préservatif bien posé et lubrifié est un moyen de prévention efficace.
  • si le préservatif craque, glisse... il existe le TPE traitement post exposition.
  • le risque de transmission est quasi nul pour une personne séropositive qui prend son traitement, qui n'a pas d'IST et dont la charge virale est indétectable.
  • avec une personne séropositive qui fait régulièrement des bilans médicaux, ses IST sont dépistées il y a donc moins de risque de les transmettre.
  • si j'ai un doute le dépistage me permet de connaitre mon statut et si besoin d'être rapidement pris en charge.

Tous autant qu'ils sont, ces moyens concourent à accepter l'autre, séropositif ou séronégatif, et à vivre pleinement une belle rencontre.