Les collectivités : échelon pertinent et efficace dans la réponse au VIH en Île-de-France

La fin du sida passera par une forte mobilisation des territoires. Cette conviction est illustrée par un mouvement de fond sur l’engagement des collectivités avec la Déclaration de Paris de 2014, signée aujourd’hui par plus de 250 villes dans le monde.

Efficace, cet échelon local est à même de développer des réponses pertinentes, au plus près des populations et de leurs besoins, que ce soit du grand public ou des populations clés. Porté par un volontarisme des élus locaux d’atteindre le « Zéro contamination d’ici 2030 », l’échelon local et les élus locaux sont la clé du succès.

Légitimité et pertinence de l'échelon local

Les élus locaux sont un éche­lon particulièrement légitime et pertinent pour développer une réponse efficace au VIH/sida.

Au plus près des préoccupa­tions des populations, grâce aux structures de proximité d’ordre social, sanitaire ou dé­diées aux jeunes (maison des adolescents, missions locales), les élus disposent de capacités et d’outils de mobilisation per­mettant une réponse efficace et adaptée aux besoins constatés des populations.

L'engagement des collectivités : un mouvement de fond

Via la Déclaration de Paris lancée en 2014, les maires signataires se sont engagés à ce que les villes donnent un « coup d’accélérateur » pour mettre fin au sida, avec comme objectif l’atteinte du «3x90». L’initiative Fast Track Cities était née, et avec elle, une capacité de mobilisation et d’accom­pagnement vers cet objectif du « Zéro contamination au VIH d’ici 2030 ».

Aujourd’hui, les initiatives en France se sont mul­tipliées avec le lancement de plans de mobilisation, notamment « Vers Paris sans sida» et « Pour une région Île-de-France sans sida ». La ville de Bordeaux a également récemment signé la Déclaration de Paris.

Ce mouvement de fond va sûrement perdurer et s’amplifier !

L'Île-de-France, un territoire particulièrement concerné par le VIH

L’Île-de-France est la région la plus touchée par l’épidémie.

42% des nouveaux cas de séropositivité sont découverts en Île-de-France, pour seulement 18% de la population vivant en France. Environ 2 500 personnes sont diagnostiquées chaque année et près de 50 000 personnes sont suivies pour une infection par le VIH dans les hôpitaux fran­ciliens.

L’épidémie est concentrée chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et chez les personnes hétéro­sexuelles - femmes et hommes - nées en Afrique subsaharienne.

Le volontarisme comme condition sine qua non

Être convaincu que l’on peut réellement faire de la prochaine génération, une géné­ration sans sida, doit être le moteur de l’en­gagement. Ce n’est pas une opinion mais un fait scientifique !

Au niveau des ressources, le plus sou­vent, elles sont déjà présentes. Nul besoin de créer de nouvelles structures dédiées. Une politique efficace de lutte contre le sida peut être neutre économiquement via des partenariats avec les structures locales ou exerçant sur le territoire. Il suffit bien souvent de faire rentrer la thématique VIH/sida dans leurs programmes de travail annuel, comme par exemple pour les comi­tés locaux de sécurité (CLS) ou les ateliers santé ville (ASV).

Proposition d'action : Signer la Déclaration de Paris

Mettre fin au VIH/sida est un objectif réalisable. Ce n’est pas une opinion mais un fait scientifique. Aujourd’hui, plus de 250 villes à travers le monde ont signé la Déclaration de Paris, les engageant à accélérer la riposte au VIH.

Pourquoi ne pas rejoindre ce mouvement national et international en signant la Déclaration de Paris et ainsi rejoindre ce réseau de collectivités engagées pour le « Zéro contamination d’ici 2030 » ? Le signal serait fort et à même de fixer un objectif de santé publique, au-delà des divisions de partis.