Vaccin et mémoire immunitaire

Qu’est-ce qu’un vaccin ?

Un vaccin est une substance préparée à partir de bactéries ou de virus, tués, inactivés ou atténués. Inoculé à une personne, il stimule son système immunitaire et accroît ses défenses naturelles vis-à-vis d’un agent pathogène précis.

  • Un vaccin préventif est utilisé avant la contamination ; il empêche l’infection de survenir.
  • Un vaccin thérapeutique est utilisé au cours d’une infection ; il ralentit son évolution et diminue sa gravité.

"Les vaccins sont des outils importants du contrôle des maladies infectieuses et donc des épidémies." (Pr J.-D. Lelièvre, Institut de Recherche Vaccinale)

Le système immunitaire

Le système immunitaire d’un organisme est un ensemble d’éléments biologiques de reconnaissance et de défense. Il reconnaît ce qui étranger à l’organisme et le détruit.

L’immunité chez l’homme est en partie innée (ou naturelle), en partie adaptative (ou acquise).

  • L’immunité innée existe dès la naissance. Elle n’est pas spécifique et peut établir une défense rapidement, en attendant que l’immunité adaptative devienne fonctionnelle. Elle utilise :
    > Les barrières : peau, muqueuses, sécrétions corporelles (larmes, suc gastrique…)
    > Les globules blancs : macrophages, cellules dendritiques…
    > Les cytokines : peptides solubles de signalisation, synthétisés par les cellules du système immunitaire et agissant à distance sur d'autres cellules pour en réguler l'activité et la fonction
    > Le système du complément : groupe de 35 protéines du sérum sanguin. Douze sont directement impliquées dans les mécanismes d'élimination des pathogènes ; les autres régulent l'activité des premières afin d'éviter une réaction auto-immune.
  • L’immunité acquise s’appuie sur les lymphocytes B (immunité humorale) et T (immunité cellulaire). Elle peut être stimulée par la vaccination.

La mémoire immunitaire

La mémoire immunitaire est la capacité de certains lymphocytes à reconnaître et à réagir plus vite contre des antigènes déjà rencontrés que contre des antigènes nouveaux.
Elle devient fonctionnelle au bout de quatre à cinq jours de vie et joue un rôle primordial dans le maintien de la protection à long terme de l’organisme. C’est sur elle que s’appuie la vaccination.
Quand ils rencontrent un organisme étranger ou antigène (Ag), les macrophages et les cellules dendritiques l’entourent et le présentent aux lymphocytes T. Ceux-ci détruisent l’antigène par action cytotoxique et stimulent les lymphocytes B qui produisent des anticorps (Ac) spécifiques de cet antigène. Certains de ces lymphocytes T et B deviennent des cellules mémoire, capables de garder l’information.

Si les lymphocytes mémoire rencontrent à nouveau le même antigène, ils déclenchent une réponse immune plus rapide et plus forte.