Vaccin préventif : les obstacles dus au VIH

Un vaccin préventif est utilisé avant la contamination par un agent pathogène. Il empêche l’infection de survenir chez la personne vaccinée, même si celle-ci est en contact avec l'agent pathogène en question.

Le VIH présente trois types d’obstacles à la réalisation d'un vaccin préventif.

  • Lors de la contamination, le VIH pénètre dans les muqueuses en utilisant des cellules immunes, les cellules dendritiques, qui le conduisent aux lymphocytes T CD4 qu’il infecte. En 24 heures, il essaime à l’ensemble du tissu lymphoïde.
    Le VIH s’intègre immédiatement dans le génome de cellules hôtes
    capables de rester au repos. Le virus est gardé à l’abri des défenses immunitaires tout en conservant ses capacités réplicatives. Ainsi, le VIH se conduit comme un véritable "cheval de Troie" du système immunitaire.
    Par ailleurs, comme le VIH s’attaque au système immunitaire, la stimulation d’une réponse immunitaire anti-VIH augmente le nombre de cellules susceptibles d’être infectées par le VIH, surtout dans les tissus muqueux (macrophages, lymphocytes).

© atropos235, modifications effectuées par M. Komorniczak

  • Les anticorps neutralisants, dont le but est de bloquer la pénétration des virus dans leurs cellules cibles, sont peu efficaces contre le VIH. De plus, une étude récente vient de montrer qu’en trente ans d’épidémie, le VIH s’est adapté progressivement à la réponse immunitaire de la population humaine en devenant de moins en moins sensible à certains anticorps neutralisants.
  • Enfin, le VIH fait preuve d’une exceptionnelle variabilité génétique qui lui permet d’échapper à la reconnaissance immunitaire. "La variabilité du gène de l’enveloppe du VIH d’un seul individu infecté est comparable à la variabilité du virus influenza (grippe) observée en un an sur toute la planète !" (CCNMI)

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