Perception des jeunes sur l'alcool

Le phénomène du "binge drinking" se développe en France et en Europe et a fait l'objet de nombreux articles et commentaires. Mais que pensent les jeunes de l'alcoolisation excessive ?

La recherche de l'ivresse avant tout

Interrogés, les jeunes ne mentionnent jamais le plaisir ou la dégustation. Le goût a peu d'importance et les alcools forts type vodka sont fréquemment mélangés avec des boissons sucrées. Le contexte souvent festif pousse au défi et à montrer sa maîtrise, "savoir gérer". L'ivresse est aussi associée à des aspects positifs : rencontres, convivialité, "se lâcher".

La surconsommation d'alcool n'est pas perçue comme telle par les jeunes. L'ivresse permettrait « la rencontre », le « contact », « l'échange », elle rapprocherait de l'autre, de l'autrui sensible. Elle n'apparait pas entachée d'une aura négative et ne signifie pas saoulerie. L'image de l'alcoolique représente un modèle repoussoir pour les jeunes : consommation solitaire, isolement, tristesse, problèmes sont associés à cette image. Par ailleurs, la dépendance est très rare chez les jeunes, il s'agit plus souvent d'alcoolisation à risque ou nocive.
Extrait de : Note de synthèse suite aux réunions et contributions du groupe de travail « alcoolisation excessive des jeunes, septembre 2010. (pdf, 111 Ko)