Les différentes méthodes de contraception

En France, l'offre contraceptive est variée : différentes méthodes de contraception sont accessibles, remboursables par la sécurité sociale à un taux plus où moins élevé.
Cet article vous propose une description très sommaire de ces moyens contraceptifs : des ressources plus complètes vous sont fournies pour approfondir votre connaissance sur toutes ces méthodes.

© Inpes

La contraception hormonale

La contraception hormonale consiste à diffuser dans le corps des hormones féminines (œstrogène et/ou progestatifs) similaires à celles fabriquées par les ovaires afin de bloquer l'ovulation des femmes.
Toutes les méthodes hormonales sont accessibles sur prescription médicale. La plupart sont remboursables à 65 % par la sécurité sociale.

La pilule contraceptive : comprimés à prendre par voie orale quotidiennement, à heure régulière pendant 21 ou 28 jours selon le type de pilule. Il existe différents types de pilules contraceptives :

  • les pilules progestatives : qui ne contiennent qu'une seule hormone
  • les pilules combinées ou oestroprogestatives : qui contiennent deux hormones, un oestrogène et un progestatif.
    Il existe des pilules contraceptives combinées dites de 2ème, 3ème, et 4ème génération : leur distinction vient du progestatif utilisé, qui diffère d'une génération à une autre. Les 3ème et 4ème générations comportent des effets secondaires à risques deux fois plus importants que les pilules de 2ème génération, mais ils restent minimes. C'est pour cette raison que depuis 2013, ces dernières ne sont plus remboursées par la sécurité sociale.

L'implant :  petit bâtonnet cylindrique de 4 cm de long et de 2 mm de large diffusant des hormones progestatives, inséré sous la peau (généralement sur le bras). Il est efficace durant 3 ans. Sa pose et son retrait nécessitent l'intervention d'un médecin et se font sous anesthésie locale.

Le patch contraceptif :  patch transdermique à coller sur la peau une fois par semaine (3 semaines sur 4, avec une semaine d'interruption, pour l'apparition des règles). Il s'agit d'un contraceptif combiné (associant deux hormones), non remboursé par la sécurité sociale.

L'anneau vaginal : anneau en plastique souple poreux que la femme place elle même à l'intérieur du vagin à chaque début de cycle menstruel. Il doit être retiré au bout de 3 semaines, provoquant ainsi les règles. Comme le patch, c'est un contraceptif combiné non remboursé.

L'injection hormonale : pratiquée par un professionnel de santé, elle consiste en une injection d'hormones progestatives tous les trois mois.

Le DIU (Dispositif Intra-Uterin)

Plus communément appelé stérilet, le DIU est un objet d'environ 3,5 mm placé dans l'utérus. Sa pose ou son retrait nécessitent l'intervention d'un médecin ou d'une sage-femme. Sa durée d'action peut varier de 3 à 8 ans selon le modèle (mais il peut être retiré à tout moment si la femme le désire). Ils est remboursé par la sécurité sociale.
Il en existe deux types :

Le DIU hormonal qui diffuse une hormone progestative
Le DIU au cuivre : une matière qui rend les spermatozoïdes inactifs

La contraception locale mécanique

Comme leur nom l'indique, ces méthodes empêchent l'ovulation en bloquant l'accès des spermatozoïdes à l'ovule. Ces contraceptifs sont à poser juste avant ou au moment du rapport.
Ces méthodes ne sont pas remboursées par la sécurité sociale.

Le diaphragme : coupelle en silicone ou en latex placée dans le vagin
La cape cervicale : dôme très fin en silicone qui recouvre le col de l'utérus.
Ces deux contraceptifs s'utilisent avec des spermicides pour une meilleure efficacité. Ils doivent rester dans le vagin 8 heures après un rapport et sont réutilisables. Ils sont prescrits sur ordonnance 

Les préservatifs : masculins ou féminins, ils sont les seuls à protéger également des IST. Ils sont accessibles en pharmacie et supermarchés, non remboursables par la sécurité sociale. Ils ne sont pas réutilisables.

La contraception locale chimique

Les spermicides sont des substances chimiques qui désactivent les spermatozoïdes. Ils se présentent sous forme de gel ou d'ovules à insérer à l'intérieur du vagin avant un rapport sexuel. Ils sont conseillés en protection double avec un autre contraceptif : utilisés seuls, leur efficacité est très relative (70 à 80 % de réussite). Ils ne sont pas remboursés par la sécurité sociale.

Les méthodes peu fiables

Attention, certaines pratiques, appelées méthodes naturelles, sont utilisées comme des moyens contraceptifs. Ces méthodes sont peu fiables et efficaces.
Exemple : la méthode du retrait, des températures, la méthode Ogino....

Ressources :

Pour tout public

Un site Internet (Inpes)

Pour avoir les informations essentielles sur tous les contraceptifs.

Pour les femmes

Une brochure (Inpes)