Le dépistage en pratique

En France, le dépistage du VIH est une démarche volontaire à laquelle la personne doit consentir.

Il existe différents types de tests et plusieurs modalités de dépistage sont possibles.

Pourquoi faire un test de dépistage du VIH ?

En France, on estime qu’environ 20 000 personnes ignorent leur séropositivité pour le VIH ; d’où les recommandations d’élargissement des propositions de dépistage.

Réaliser un test de dépistage permet :

  • Dans tous les cas, de bénéficier d’un conseil de prévention personnalisé.
  • En cas de découverte d’une séropositivité, d’accéder à une prise en charge médicale et de prendre le plus vite possible un traitement antirétroviral. Des études ont montré qu’un suivi précoce est associé pour la personne à une diminution des conséquences sur la santé de l’infection à VIH et à une amélioration de la qualité de vie.

Une personne vivant avec le VIH (PvVIH), sous traitement antirétroviral bien conduit, a une charge virale, c’est-à-dire un nombre de virus circulants, indétectable aux examens. Or la charge virale est corrélée au taux de transmission du virus. Ce qui veut dire qu’une personne traitée efficacement a un risque quasiment nul de transmettre le VIH.

Quand faire un test de dépistage du VIH ?

Suite à une prise de risque ou à un doute

  • Rapport sexuel non protégé,
  • Glissement ou rupture du préservatif,
  • Partage d’une seringue ou de matériel d’injection...

Les tests actuels, dits tests combinés de 4e génération, détectent le VIH dès le 15e jour après la prise de risque.
> En cas de résultat négatif, un deuxième test, pratiqué 6 semaines après la situation à risque, permet de certifier la non-contamination.
> En cas de résultat positif, un test de confirmation, immunoblot ou western blot, est pratiqué.

Dans les 48 heures qui suivent une prise de risque, il est possible de bénéficier d’un traitement post-exposition (TPE).

Il faut se rendre le plus rapidement possible dans le service d’urgence d'un hôpital où un médecin évaluera le risque avec la personne et prescrira éventuellement un traitement antirétroviral afin d’empêcher le VIH de se propager s’il y a eu contamination.

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Dans les situations suivantes

© Inpes, 2011

  • Dans un couple stable, pour arrêter d’utiliser le préservatif,
  • En cas de désir d’enfant ou d’une grossesse confirmée,
  • En cas de diagnostic d’une infection sexuellement transmissible,
  • En cas de diagnostic d’une hépatite virale,
  • En cas de changements dans la vie affective : rupture, séparation, divorce...

Un dépistage régulier

Un dépistage du VIH régulier, au moins annuel, est recommandé :

  • Pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH),
  • Pour les personnes, homo- ou hétérosexuelles, ayant des partenaires sexuel(le)s multiples,
  • Pour les personnes venant de régions du monde où l’infection à VIH est fréquente (les départements français d’Amérique, l’Afrique subsaharienne, l’Europe de l’Est, les Caraïbes...),
  • Pour les usagers de drogues injectables,
  • Pour les personnes vivant en couple sérodifférent.

Au-delà de toutes ces situations, si une personne se sent prête à faire le test, qu'elle n'hésite pas !

Où faire un test de dépistage du VIH ?

Pour un test "classique"

> S’adresser à son médecin traitant qui fera une ordonnance. Le test est alors pratiqué dans un laboratoire d’analyses biologiques qui enverra les résultats au médecin. Ce test est remboursé à 100% par la Sécurité sociale.

> S’adresser directement à un laboratoire d’analyses biologiques, sans ordonnance.
Le test est alors payant et non remboursé. Il coûte environ 15 euros.

> Se rendre dans un CeGIDD (Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic).
Le test est alors gratuit, anonyme, même pour un mineur, pour quelqu’un sans prise en charge par la Sécurité sociale ou sans papiers.

Pour un test rapide

> S'adresser à une association qui pratique des Trod (Test rapide d'orientation diagnostique).
Le test est gratuit.

> Se rendre dans un CeGIDD. La plupart propose des tests rapides au cas par cas.
Le test est gratuit.

Pour un autotest

L'autotest de dépistage du VIH est disponible sans ordonnance dans les pharmacies de ville, y compris pour des mineurs.
L'autotest coûte de 25 à 30 €. Il n'est pas remboursé.

L'offre de dépistage expliquée par la campagne du Crips : "Se dépister c'est prendre soin de soi, c'est prendre soin des autres"

Promouvoir le dépistage auprès d'un large public participe à l'objectif fixé par l'Onusida pour mettre fin à l'épidémie : parvenir à ce que 90% des personnes séropositives connaissent leur statut sérologique.
C'est un enjeu important en Ile-de-France où les nouvelles infections pour le VIH se poursuivent ainsi que les diagnostics tardifs.

Face à ce constat, le Crips Île-de-France, à travers sa nouvelle campagne, réalisée par l'agence DokoMundi, souhaite rappeler l’importance du dépistage du VIH/sida.

L'objectif principal de la campagne est de valoriser l'offre de méthodes de dépistage disponibles aujourd'hui et qui permet à chacun de trouver le test correspondant à ses besoins et à ses attentes.