Le VHC et ses modes de transmission

Il existe différents génotypes et sous-types du virus de l'hépatite C dont certains sont plus facile à traiter que d'autres.

Le VHC se transmet par le sang.

Le virus de l'hépatite C

Le virus de l'hépatite C ou VHC est un virus à ARN. Il en existe six groupes principaux, appelés génotypes et numérotés de 1 à 6, et plus d’une centaine de sous-types, identifiés par une lettre minuscule (1a, 1b…).
En France, le génotype 1 (sous-types 1a et 1b) est responsable de près de 60 % des hépatites C et le 3a d’environ 20 %. Les autres génotypes (2a, 2c, 4a) sont responsables des cas restants.
Le risque d’évolution de l’hépatite n’est pas lié au génotype. En revanche, l’efficacité du traitement varie selon le génotype. Les génotypes 2 et 3 guérissent plus facilement et plus rapidement sous traitement. Les génotypes 1 et 4 nécessitent des traitements plus longs.

Le VHC est résistant.

  • Il possède une durée de vie de plusieurs jours à l’air libre, voire de plusieurs semaines dans certaines conditions.
  • Il est 10 fois plus infectieux que le VIH.

Le VHC se transmet par le sang

© Pistes, 2007

Le VHC se transmet par contact du sang d’une personne contaminée avec celui d’une personne non contaminée.

  • L’usage de drogue par voie intraveineuse(partage de la seringue ou du matériel d’injection) ou par voie nasale (partage de la paille de "sniff"), est à l’heure actuelle le principal mode de contamination en France.
  • Avant 1992, la transfusion sanguine a été un mode de contamination important. Mais ce risque est devenu extrêmement faible depuis que la recherche du VHC est effectuée systématiquement sur chaque don de sang. Ce risque est estimé à 1 pour 8 millions de dons.
  • Avant 1992, le virus pouvait aussi se transmettre lors de soins ou d’examens médicaux (dialyse, endoscopie digestive…). Les règles de stérilisation des instruments mises en place dans les structures de soins françaises évitent désormais ce risque.
  • Le VHC peut aussi se transmettre par le partage d’objets de toilette, potentiellement au contact du sang (rasoir, brosse à dents, coupe-ongles, lime…), voire de bijoux comme les boucles pour oreilles percées.
  • Tatouage, piercing, dermographie, maquillage permanent, rasage mécanique peuvent être source d’infection si ils sont réalisés sans les précautions d’hygiène nécessaires. C’est aussi le cas pour la mésothérapie et l’acupuncture si les aiguilles ne sont pas jetables ou personnelles.
  • Lors des relations sexuelles, le risque est très faible et lié à la présence de sang :
    > Au moment des règles lorsque la femme est atteinte d’hépatite C ;
    > En cas d’infections génitales, de lésions ou de saignements des organes sexuels ou des muqueuses génitales. Ces derniers, parfois microscopiques, peuvent aussi être provoqués par certaines pratiques sexuelles.
  • Pendant la grossesse et l’accouchement, le risque de transmission de la mère à l’enfant est faible, de l’ordre de 3 à 5 % en France. Il est plus important si la mère est co-infectée par le VHC et le VIH. Il n’y a pas de risque lors de l’allaitement.

Il n’existe aucun risque de contamination dans la plupart des gestes de la vie quotidienne : s’embrasser, manger ensemble, partager le même verre ou les mêmes couverts, se serrer la main, aller aux toilettes…