Les représentations et connaissances sur la maladie

Les Français se jugent mal informés à propos des hépatites. De fait, leurs connaissances sur l’hépatite C, les modes de transmission du virus, l’évolution de la maladie et son traitement sont "inégales et limitées".

En février-mars 2013, l’Ifop a réalisé pour SOS hépatites une enquête auprès de 1 003 personnes âgées de plus de 15 ans, représentatives de la population française.

Les répondants citent moins spontanément l’hépatite C (75 %) que l’hépatite B (83 %).

L'hépatite, une maladie peu crainte

Dans un panel de sept pathologies, les personnes interrogées devaient désigner les deux qui leur semblaient les plus redoutables. Les hépatites arrivent en avant-dernière position avec 8 % des réponses, derrière le cancer, la maladie d’Alzheimer, le sida, la sclérose en plaques et les maladies cardiovasculaires.
Cette donnée est indépendante aussi bien de l’âge des répondants que de leur niveau d’information sur les hépatites.

30 % des Français déclarent avoir déjà réalisé un test de dépistage de l’hépatite C, dont 9 % plusieurs fois. Ce pourcentage passe à 46 % chez les personnes les mieux informées sur l’hépatite C, ce qui "montre le rôle essentiel de l’information et de la communication dans le dépistage de la maladie."

Les Français s'estiment mal informés sur les hépatites

Seuls, 20 % des Français se trouvent bien informés. Les autres estiment qu’ils sont plutôt mal informés (61 %), voire même très mal informés (19 %).

Certains modes de transmission du virus de l’hépatite C sont bien identifiés, d’autres non.

  • 79 % des répondants savent que le VHC se transmet par partage de seringues et de matériel entre consommateurs de drogues,
  • 75 % qu’il pouvait se transmettre par transfusion sanguine avant 1991.
  • Mais seuls 41 % savent qu’il se transmet par le partage de pailles à l’occasion d’un sniff,
  • Et 38 % par les examens médicaux invasifs avant 1996.
  • A l’inverse, 61 % pensent que les rapports sexuels mal protégés transmettent le VHC.

Ces connaissances des modes de transmission ne change pas selon les sous-populations étudiées (tranche d’âge…).

© Ifop, mars 2013

L'hépatite C, son évolution et son traitement

  • 46 % des répondants pensent à tort que l’on ne peut pas avoir une hépatite C sans s’en apercevoir,
  • Et 58 % pensent, à tort également, qu’il existe un vaccin contre l’hépatite C.
  • Par contre les deux tiers estiment à juste titre qu’une hépatite C peut évoluer vers une cirrhose (63 %) ou aboutir à un cancer du foie (66 %).

Les trois quart des personnes sont au courant de l’existence d’un traitement contre l’hépatite C mais elles pensent, dans leur grande majorité (70 %) qu’il doit être pris à vie. Un tiers d’entre elles pensent qu’il est peu efficace et un tiers qu’il permet de guérir totalement la maladie.

"Les connaissances au sujet de l’hépatite virale C s’avèrent inégales et limitées et révèlent des confusions avec d’autres types d’hépatites."