Dépistage : aussi souvent que nécessaire

Le dépistage est un élément clé de la prévention de l’infection à VIH.
> Au niveau individuel, il permet l’accès aux soins et au traitement antirétroviral, c’est-à-dire à une meilleure qualité de vie.
> Au niveau collectif, il limite la propagation de l’épidémie par l’action des ARV sur la transmission du VIH.

En France, on constate un retard au diagnostic qui se traduit par l’existence et le maintien d’une "épidémie cachée", c’est-à-dire d’un nombre de personnes ignorant leur séropositivité.

On estime entre 25 000 et 30 000 personnes le nombre de personnes qui composent l'épidémie cachée en France.

Le dépistage précoce, associé à une mise sous traitement rapide après le diagnostic, est une clé essentielle pour lutter contre l’épidémie de VIH/sida et pour améliorer qualité et espérance de vie des personnes vivant avec le VIH.

© Inpes, 2011

La politique française de dépistage du VIH associe :

  • une proposition large de dépistage en population générale,
  • un test systématiquement proposé, mais non imposé, aux femmes enceintes dans le cadre de la prévention de la transmission mère-enfant,
  • un dépistage ciblé et régulier pour certaines populations à haut risque d’acquisition du VIH.

Des dépistages fréquents sont recommandés pour les personnes

  • ayant des partenaires occasionnels et/ou multiples,
  • ayant des pratiques à risque,
  • n’utilisant pas systématiquement le préservatif,
  • chez lesquelles une infection sexuellement transmissible est diagnostiquée.

En France, trois types de dépistage sont accessibles :

  • le dépistage "classique" en laboratoire d’analyses médicales ou en CeGIDD,
  • le dépistage rapide communautaire ou Trod,
  • le dépistage à domicile par autotest.

Le test Elisa

© Crips Ile-de-France, 2007

Le test Elisa reste le test de référence pour le VIH.

Le test Elisa de quatrième génération détecte à la fois l'antigène p24 et les anticorps anti-VIH-1 et anti-VIH-2.

Il est réalisable deux semaines après l’exposition au risque mais il faut attendre six semaines pour un résultat négatif assuré.

On peut le réaliser :

  • dans un laboratoire d’analyses médicales, avec ou sans ordonnance,
  • dans un CeGIDD.

Pour plus de détails, lire sur notre site :

Le Trod ou test rapide d’orientation diagnostique

© Inpes, 2013

Les tests rapides permettent, avec un simple prélèvement par piqûre au doigt, d'obtenir un résultat dans un délai de 1 à 30 minutes selon les marques.
Ils détectent les anticorps anti-VIH seuls. Il faut compter un délai de trois semaines après la prise de risque avant de pouvoir les utiliser et un délai de douze semaines pour assurer avec cette technique un résultat négatif.

Réalisés à l'aide d'un kit de réactifs, les Trod ne nécessitent pas l'emploi d'un équipement de laboratoire. Ils se conservent à température ambiante. Ils permettent donc des opérations de dépistage "hors les murs", sur des sites variés hors du dispositif médical au plus près des lieux de vie des populations vulnérables.

L'absence de prélèvement veineux, la facilité d'exécution, la lecture simple du résultat permettent que les tests rapides soient réalisés par des personnes autres que des professionnels de santé, volontaires d'association par exemple, à condition que ces personnes appartiennent à une structure accréditée et soient formées non seulement à la technique, mais aussi au cadre de confidentialité, au counselling individuel et à l'orientation et l'accompagnement vers les services médicaux en cas de résultat positif ou incertain.

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L’autotest

© Crips Ile-de-France, 2015

Un autotest de dépistage du VIH

  • détecte les anticorps du VIH-1 et du VIH-2,
  • s’achète en pharmacie, sans ordonnance,
  • se présente sous la forme d’un kit contenant tous les éléments nécessaires,
  • est effectué et interprété directement par la personne,
  • fournit un résultat en 15 à 30 minutes.

Un résultat négatif n’est fiable que si l’autotest est réalisé trois mois après la dernière prise de risque.
Un résultat positif doit être confirmé par un test Elisa. La personne doit consulter un médecin ou se rendre dans un CeGIDD (Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic).

L’autotest coûte de 25 à 30 euros et n’est pas remboursé par la Sécurité sociale.

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