Le préservatif : la méthode de base

Pour la prévention de la transmission sexuelle du VIH, le préservatif reste la méthode de base. Largement accessible, il est le moyen le plus répandu et le plus utilisé pour se protéger et protéger les autres du VIH et des IST.

© Crips Ile-de-France, 2010

Le préservatif est une barrière physique réalisée en matériaux que le VIH et les agents pathogènes responsables d’IST ne peuvent pas traverser (latex, polyuréthane).

Il empêche le contact avec :

  • les liquides corporels (sperme, sécrétions vaginales et rectales) susceptibles de contenir du VIH ou des germes à l’origine d’IST,
  • la peau infectée ou lésée par une IST (herpès, syphilis, papillomavirus…).

Longtemps, la prévention de la transmission sexuelle du VIH a été cantonnée au seul préservatif.
Le préservatif masculin, le plus ancien et le plus connu, s’est vu adjoindre dans les années quatre-vingt-dix le préservatif féminin, moins utilisé.

Le préservatif masculin

Le préservatif masculin est le moyen de prévention contre le VIH et contre les IST (infection sexuellement transmissible) le plus connu et le plus simple. On se le procure facilement et à un prix modique en pharmacie, dans les parapharmacies des grandes surfaces ou via internet.
Il protège aussi des grossesses non désirées.

© Crips Ile-de-France, 2007

Le préservatif masculin est un outil de prévention efficace. Mais cette efficacité est déterminée par les conditions de son utilisation.

Systématiquement et correctement utilisé, le préservatif réduit le risque de transmission sexuelle du VIH de 80 à 95 % selon les études. Les limites de la prévention par le préservatif dans la vie réelle sont connues :

  • utilisation non systématique,
  • pose et usage incorrects,
  • rupture et glissement.

"Malgré ses limites, le préservatif reste l’outil de prévention de référence. L’apprentissage de son usage est essentiel : savoir l’acheter, le proposer, le négocier avec sa/son partenaire, le poser." (Rapport Morlat, 2013)

Utilisation du préservatif

Au cours du premier semestre 2010, une étude KABP a été réalisée auprès de 2 781 Franciliens âgés de 18 à 54 ans.

Utilisation du préservatif lors du premier rapport sexuel
L’utilisation du préservatif est massive lors de l’entrée dans la sexualité.
Durant la période 2005-2010, 75,8 % des Franciliennes et 84,7 % des Franciliens déclarent avoir utilisé un préservatif lors du premier rapport sexuel.
Chez les hommes, ce pourcentage ne change pas avec l’âge au premier rapport. Par contre, plus la femme est jeune lors du premier rapport sexuel, plus elle utilise le préservatif :

  • 92,7 % à 16 ans et moins,
  • 80,7 % entre 17 et 19 ans,
  • 60,2 % à 20 ans et plus.

Utilisation du préservatif dans les 12 mois précédant l’enquête
Parmi les Franciliennes et les Franciliens ayant eu plusieurs partenaires ou ayant eu un nouveau partenaire sexuel au cours des douze mois précédant l’enquête, 16,6 % des femmes et 16,4 % des hommes n’ont jamais utilisé de préservatif, un chiffre stable depuis 2004.

Un sondage a été réalisé par l’Ifop pour Sidaction en février 2016 auprès de 1 000 jeunes âgés de 15 à 24 ans.


Seuls 53 % des enquêtés déclarent avoir utilisé un préservatif lors de leur dernier rapport sexuel.

  • 54 % chez les 15-17 ans,
  • 59 % chez les 18-20 ans,
  • 49 % chez les 21-24 ans.

Mais, si ce dernier rapport sexuel a eu lieu avec un partenaire non régulier, ce chiffre monte à 72 %.

L’usage du préservatif, élevé au premier rapport sexuel, a tendance à diminuer au cours du temps.

Le préservatif féminin ou interne

© Afrique Avenir, 2003

Le préservatif féminin est peu connu et peu utilisé. Dans la 4ème enquête nationale sur la santé des étudiants (LMDE, 2014), seuls 1 % des étudiants enquêtés l'utilisent.

Comme son anneau externe couvre les organes génitaux externes, le préservatif féminin offre une protection accrue contre les IST à la femme qui l'utilise.

Fabriqué en polyuréthane ou en nitrile, il constitue une alternative pour les personnes allergiques au latex.
Placé à l’intérieur du vagin, le préservatif féminin peut être posé plusieurs heures avant le rapport sexuel et ôté jusqu’à plusieurs heures après. Il permet aux personnes qui ne sont pas en mesure de négocier l’usage du préservatif masculin avec leur(s) partenaire(s) sexuel(s) de maîtriser la prévention.

Malgré ses avantages, le préservatif féminin reste peu utilisé car :

  • Il est moins accessible que le préservatif masculin, toutes les pharmacies ne le proposent pas.
  • Son prix est plus élevé (6 à 9 euros la boîte de trois).
  • Certaines personnes le trouvent difficile à mettre en place.
  • D'autres n’apprécient pas son aspect.