Les principes et concepts

Le concept de réduction des risques se compose de divers principes que l'on peut rassembler en grandes valeurs.

Renoncer à l'idéal d'éradication

Par soucis de protection face à certains produits considérés comme des fléaux, la société vise la prohibition imposant l'abstinence aux usagers vus comme victimes ou coupables.
Partant du constat qu'il n'y a pas de société sans drogue, la réduction des risques prend en compte l'usager, son histoire, ses conditions de vie: le contexte de consommation. C'est la que la rdr intervient, pour arriver à d'autres comportements : consommer à moindre risque, diminuer ou se sevrer.

Prendre en compte l'usager sans le juger

Etre dans une approche de réduction des risques c'est ne pas juger les personnes usagères et leurs pratiques. Ne pas les stigmatiser ou véhiculer des stéréotypes qui les marginalisent ayant souvent pour conséquences de les décourager à demander de l'aide ou être pris en charge.

Travail de proximité

Les structures d'accueil ne proposaient qu'une alternative, le sevrage ce qui dissuadait les usagers de s'y rendre. Les structures dite de "bas seuil" sont moins exigeantes, la nécessité est surtout venue avec l'apparition du VIH/sida afin d'améliorer les conditions de vie des usagers sans les forcer à se sevrer. C'est aussi bien souvent un premier pas dans un parcours de soin, voire le sevrage.

L'empowerment

L'usager est considéré comme responsable et pouvant agir sur lui et sur son environnement.
Ce principe a largement été démontré avec l'accès libre aux seringues stériles : alors que les opposants à la rdr avançaient comme argument que les usagers sont des toxicomanes qui ne se soucient pas de leur santé et donc d'une possible contamination au VIH, ces derniers s'emparèrent largement de ce dispositif prouvant qu'ils souhaitaient de meilleurs conditions sanitaires.