L'infection à HPV : données épidémiologiques françaises

L'exposition au HPV se fait par contact sexuel chez la personne jeune, souvent lors des premiers rapports. Dans la majorité des cas, l'organisme développe une immunité naturelle qui élimine le virus en neuf à douze mois.
Environ une fois sur dix, les papillomavirus deviennent "latents" ou "quiescents" durant des mois, voire des années. La persistance de l'infection peut entraîner des lésions qui à long terme sont susceptibles de se cancériser.

Quelle est la fréquence des pathologies associées au papillomavirus ? Qui touchent-elles ?
Quelques données chiffrées émanant de l'InVS (novembre 2014).

Les condylomes

  • Ils sont liés aux HPV dans 90 % des cas (types 6 et 11).
  • Environ 50 000 cas sont diagnostiqués tous les ans en France
  • Leur répartition est à peu près égale entre hommes et femmes.
  • Leur fréquence est en augmentation.

Le cancer du col de l'utérus

  • Il est lié aux HPV dans 100 % des cas (dans 70 %, aux HPV de types 16 et 18).
  • On compte environ 3 000 nouveaux cas et 1 000 décès par an en France
  • Si la mortalité a baissé au cours quinze dernières années grâce à un dépistage et à une prise en charge plus précoces, le nombre de nouveaux cas ne diminue pas depuis le début des années 2000.

Le cancer anal

  • Il est lié aux HPV dans 90 % des cas (dans 90 %, aux HPV de types 16 et 18).
  • En France, la prévalence de ces cancers est faible en population générale. En revanche, elle a nettement augmenté dans certaines populations à risque :
Pour aller plus loin