Papillomavirus et cancers

Certains des HPV, dits cancérigènes ou oncogènes, favorisent la survenue de cancers. Les HPV sont à l'origine d'un peu plus de 5 % de l'ensemble des cancers dans le monde.

Liens entre HPV et cancers

On attribue aux papillomavirus :

  • Près de 100 % des cancers du col de l'utérus,
  • 85 % des cancers de l'anus,
  • 50 % des cancers de la vulve, du vagin et du pénis,
  • 25 % des cancers des voies aéro-digestives supérieures (VADS) ou cancers oropharyngés.

Comme toutes les IST, l'infection à papillomavirus augmente le risque de contamination par le VIH.

D'autre part, chez une femme vivant avec le VIH, un cancer du col dû au HPV prend une forme plus agressive et moins sensible au traitement. Idem pour le cancer anal chez un homme vivant avec le VIH.

HPV et cancer du col de l'utérus

Le cancer du col de l'utérus est un problème de santé publique majeur en France, en Europe et dans le monde. Près des trois quarts d'entre eux sont causés par les HPV-16 et 18.

En France, il s'agit du cancer le plus fréquent chez les femmes de moins de 40 ans. Il survient à une période de la vie où elles sont pleinement engagées dans leur activité sociale, professionnelle et familiale.

Tous âges confondus, il vient en 7ème position des cancers de la femme en France et en 5ème position si l'on considère les années de vie perdues du fait de la mortalité de femmes encore jeunes.

HPV et cancer anal

Dû au HPV-16, le cancer de l'anus est un cancer rare. Mais son incidence a été multipliée par 4 dans les trente dernières années, passant de 1,5 à 6 cas pour 100 000 personnes. Sa hausse suit celle des IST et concerne particulièrement les HSH et les PvVIH.

L'histoire naturelle du cancer anal est mal connue, notamment en raison de sa rareté jusqu'à une période récente, mais le risque de transformation des néoplasies de haut grade en carcinome invasif semble important. Les lésions précancéreuses posent désormais un problème préoccupant dans certaines populations à risque (PvVIH, HSH) chez lesquelles un dépistage systématique est maintenant proposé.

HPV et cancers oropharyngés

Le nombre des cancers oropharyngés dus aux HPV, 16 le plus souvent, a considérablement crû en 20 ans, de plus de 200 %, en lien avec une augmentation des pratiques de sexe oral. Ils représentent actuellement un quart des cancers des VADS.

Ils touchent 4 fois plus les hommes que les femmes et particulièrement les moins de 35 ans. Le risque est augmenté chez les fumeurs ainsi que chez les hommes dont la femme est atteinte d'un cancer du col de l'utérus.

pour aller plus loin