Traitement des lésions associées aux HPV

Il n'existe pas de traitement de l'infection à papillomavirus latente.

On surveille l'évolution et on traite les lésions associées aux HPV : condylomes, dysplasies et cancers.

Pour les condylomes

Les condylomes sont traités par des crèmes qui détruisent les lésions ou stimulent l'immunité locale, ou supprimés par divers procédés (cryothérapie, laser, électrocoagulation, exérèse chirurgicale).

Dans 25 à 40 % des cas, le HPV demeure sur la peau saine autour des lésions d'où un taux de récidive des verrues génitales assez élevé.

Pour les dysplasies ou CIN

  • Les lésions CIN de grade 1 sont surveillées mais pas toujours traitées car elles peuvent se résorber spontanément.
  • On pratique systématiquement l'ablation des CIN de grades 2 et 3, ce qui permet d'éradiquer définitivement la lésion dans 95 % des cas. C'est dire l'importance du dépistage précoce à ce stade de la maladie.

Pour les cancers

  • Pour les cancers du col de l'utérus, la colpo-hystérectomie élargie (ablation de l'utérus, de la partie supérieure du vagin et des ovaires) est la norme, associée à la radiothérapie si la tumeur est volumineuse. Dans les formes très localisées et si la femme est jeune, la conservation des ovaires peut s'envisager. La récidive malgré un traitement chirurgical bien conduit est de mauvais pronostic.
    Le taux de survie à cinq ans du cancer du col de l'utérus est en moyenne de 70 %. Ces vingt dernières années, la mortalité liée à ce cancer a diminué de moitié en France, notamment grâce au dépistage par frottis. Ce cancer est en effet de très bon pronostic quand il est détecté et traité à un stade précoce, avec un taux de survie à cinq ans de 91,5 %.
  • Le traitement des cancers de l'anus a beaucoup évolué ces dernières années. La chirurgie avec amputation abdominopérinéale est aujourd'hui réservée aux lésions étendues car ses séquelles grèvent lourdement le quotidien. Le traitement est devenu conservateur : radiothérapie ciblée parfois associée à la chimiothérapie. Le taux de récidive est élevé, entre 12 et 20 % selon les études.
  • Les cancers des voies aérodigestives supérieures dus aux HPV sont plus sensibles à la chimiothérapie et de meilleur pronostic que ceux liés au tabac et/ou à l'alcool.