La prévention sous toutes ses formes

L'usage du préservatif demeure le moyen privilégié pour se protéger du VIH et des infections sexuellement transmissibles lors des rapports sexuels.

Néanmoins, l'arrivée des traitements, le constat d'un relâchement des conduites de prévention classique centrée sur le seul usage du préservatif et les avancées scientifiques ont conduit à l'émergence de nouveaux outils de prévention du VIH. Le concept de "prévention combinée" s'est fait jour.

L'utilité du préservatif

Un préservatif (masculin ou féminin) est une enveloppe très fine de latex ou de polyuréthane. Il recueille le sperme au moment de l'éjaculation. Il protège du VIH, des IST mais également des grossesses.

Il s'utilise lors d'un rapport sexuel avec pénétration vaginale ou anale. Même si les risques de transmission du VIH sont plus faibles lors d'une pénétration buccale, il est préférable d'utiliser un préservatif.

Le préservatif masculin : l'outil traditionnel de prévention du VIH

Le préservatif est, depuis le début de l'épidémie de VIH, un élément central de la prévention du VIH.
Il existe plusieurs modèles et tailles de préservatifs s'adaptant à l'anatomie (la largeur du sexe de l'homme, par exemple) et/ou à la pratique sexuelle (fellation, pénétration vaginale ou anale).

L'utilisation d'un lubrifiant (ou gel) à base d'eau ou de silicone est souvent conseillée afin notamment de réduire le risque de rupture du préservatif.

Le préservatif féminin ou interne : un outil de prévention du VIH qui peine à se faire connaître

Plus large que le préservatif masculin, le préservatif féminin ou interne se place à l'intérieur du vagin grâce à un anneau souple.

Il présente plusieurs intérêts :

  • il est une alternative lorsque la négociation du préservatif masculin s'avère difficile dans une relation
  • il peut être posé (et enlevé) plusieurs heures avant (après) un rapport sexuel
  • il est plus résistant que le préservatif masculin
  • sa matière, le nitrile, épouse la chaleur du corps et procure une sensation plus agréable que le latex
  • il peut donc être utilisé par les personnes allergiques au latex

Malgré les avantages qu'il présente, le préservatif féminin ou interne souffre d'une mauvaise image auprès de la population.

Sont en cause :

  • son manque d'accessibilité (toutes les pharmacies ne le proposent pas). On peut néanmoins s'en procurer gratuitement dans les CPEF et dans certaines associations. 
  • son prix, il coûte en effet plus cher que son homologue masculin (en moyenne de 6 à 9 € la boîte de trois)
  • son aspect (perçu comme rebutant)

La prévention diversifiée : un éventail d'outils de prévention du VIH

La prévention diversifiée du VIH associe un ensemble d'interventions structurelles, biomédicales et comportementales.

L'objectif de cette approche est de permettre une diversification des stratégies de prévention mobilisables par l'individu selon ses besoins et son contexte de vie.

Dans cette optique, à l'usage du préservatif (masculin/féminin) s'ajoutent :

  • l'accès à un dépistage (notamment au Trod)
  • le Tasp (des traitements ARV utilisés à titre préventif)
  • la circoncision

Le Tasp : des traitements antirétroviraux à usage préventif

Le Tasp désigne l'ensemble des stratégies préventives fondées sur l'usage de traitements ARV. Il englobe :

  • la PTME
  • le TPE, un traitement ARV administré après une prise de risque récente (datant de moins de 48 heures) telle qu'une exposition à du sang contaminé, un rapport sexuel non protégé, du matériel d'injection potentiellement contaminé.
  • la Prep, une stratégie de prévention qui consiste à proposer à des personnes séronégatives (non infectées par le VIH) l'usage d'ARV à titre préventif
  • le gel microbicide à base de traitements antirétroviraux
Pour aller plus loin

Des brochures d'information / un chapitre de rapport

Pensez aux préservatifs : protection, contraception, plaisir, liberté

Le Kiosque info sida toxicomanie
2010. - 16 p.

A télécharger sur le site du Kiosque Info Sida (pdf, 3,53Mo)

Préservatifs : petit manuel

INPES (Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé) ; Ministère de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées

2003. - 4 p.

A télécharger sur le site de l'Inpes  (pdf, 173Ko)

Prévention
pp. 57-76

In : Prise en charge médicale des personnes infectées par le VIH, recommandations du groupe d'experts : rapport 2013
sous la direction du Pr Philippe Morlat et sous l'égide du CNS et de l'ANRS / MORLAT, P
2013. - 476 p.

A télécharger sur le site du Ministère des affaires sociales et de la santé  (pdf, 3,10Mo)