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Novembre 2007

67ème RENCONTRE DU CRIPS-CIRDD ILE-DE-FRANCE
EN PARTENARIAT AVEC ACT UP-PARIS

PERSONNES TRANS’ QUELS ENJEUX DE SANTE ?

ANNE HIDALGO
PRESIDENTE, CRIPS-CIRDD ILE-DE-FRANCE
En partenariat avec Act up-Paris, cette rencontre est consacrée à la thématique des personnes trans’, sujet sur lequel la réflexion reste encore à conduire.
L’objectif est d’ouvrir des espaces de discussion pour mener à des actions de prévention et de lutte contre les discriminations dont font l’objet les trans’.
La présence d’intervenants venus du Québec, du Portugal ou de Belgique devrait permettre de nous inspirer des initiatives menées à l’étranger. Ces 25 dernières années, aucune étude sur la santé des personnes trans’ n’a été réalisée en France. Comment peut-on dès lors connaître les besoins réels de cette communauté ? Cette journée de réflexion s’avère donc essentielle pour contribuer à sortir de l’inquiétante invisibilité à laquelle les personnes trans’ sont confrontées.

EMMANUEL CHATEAU
COPRESIDENT, ACT UP-PARIS
Les associations de lutte contre le sida, le mouvement LGBT et Act up-Paris ont tardé à aborder la question des trans’. Le système français quant à lui continue de l’ignorer. Cette discrimination institutionnelle dont sont victimes les trans’ se traduit par le déni de droit, la psychiatrisation et l’ignorance. Il n’y a pas à ce jour d’information sur la communauté trans’, le nombre de personnes concernées, leur parcours de vie, le niveau d’infection au VIH. La visibilité des personnes trans’ tient aussi à leur capacité à faire émerger les problèmes auxquels elles sont confrontées. Il est urgent de mettre en place des études en sciences sociales, tant comportementales qu’épidémiologiques comme l’illustre l’étude de Jo Bernardo au Portugal. Il convient aussi de ne pas réduire la question trans’ à la prostitution, premier des stéréotypes, sans pour autant se désolidariser des trans’ prostituées.
La priorité des pouvoirs publics doit être d’engager une large campagne de sensibilisation et de prévention et de mettre en place des actions concrètes dans les domaines suivants : les interactions thérapeutiques, l’accueil des trans’ dans le système de soin, l’évaluation du taux de prévalence VIH. Et surtout le droit à l’égalité, qui se traduit par le retrait du transsexualisme de la liste des maladies mentales, la dépsychiatrisation, la liberté du choix du praticien. Rappelons que la première des discriminations est la non-reconnaissance du changement d’état civil. L’histoire du sida a montré la nécessaire prise en compte des minorités, qui elles aussi s’inscrivent dans la santé publique.

TRANS' : De quoi parlons nous ?

TRANS' : au Portugal, en Belgique et en France

TRANS' : Facteurs de vulnérabilité

 


* Rencontre du 28 juin 2007.
Les rencontres du Crips-Cirdd sont organisées avec le soutien de la Direction régionale des Affaires sanitaires et sociales d’Ile-de-France.