Focus sur le cyber-harcèlement

Dans un environnement de plus en plus connecté, la sphère de l'intime peut être rapidement envahie, salie et bouleversée.

On entend par cyber-harcèlement le fait d'utiliser les différents outils numériques pour insulter, humilier ou menacer de manière intentionnelle et répétitive une personne désignée comme "victime". C'est le caractère répétitif des actes malveillants qui en fait une forme de harcèlement moral.

Le cyber-charcèlement est pratiqué individuellement ou en groupe. Il consiste à multiplier les attaques via les messageries électroniques, les sites de partage de photos, les chats, les forums, les réseaux sociaux. Il est souvent la prolongation du harcèlement en face-à-face à l'école.

Quelles sont les conséquences pour la victime ?Le cyber-harcèlement fragilise et provoque un sentiment de détresse qui s'aggrave avec la durée. Il entraîne une perte de confiance en soi, occasionne une introversion et une grande souffrance morale. Plus le phénomène se prolonge, plus les conséquences seront importantes, voire dramatiques. C'est pour cette raison qu'il ne faut pas prendre le cyber-harcèlement à la légère.

Quelles conséquences pour le harceleur ?Avec de telles pratiques, le harceleur risque d'avoir des troubles comportementaux ultérieurement. Il considérera probablement ces rapports de force malsains comme "normaux", sans impact réel. Il ne ressentira pas d'empathie à l'égard de ses victimes puisqu'il ne les voit pas. Au final, il ne se considèrera pas responsable de ses pratiques virtuelles.

Quelles sanctions pénales ?Les harceleurs encourent un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende. Cette dernière est portée à 30 000 euros dans le cas du harcèlement pouvant compromettre l'avenir professionnel de la victime et ses conditions de travail.La peine encourue est de deux ans d'emprisonnement lorsqu'il s'agit de cyber-harcèlement (ou quand la victime est un mineur de moins de quinze ans, une personne vulnérable, ou subit une incapacité totale de travail de plus de huit jours). Elle peut être portée à trois ans de prison lorsque deux circonstances aggravantes sont réunies.