Nous avons les outils pour mettre fin au VIH/sida !

Aujourd’hui, la prévention n’est plus centrée uniquement sur le préservatif. 

Aujourd’hui la prévention, c’est un éventail d’outils : les préservatifs interne et externe, le dépistage, la réduction des risques pour les utilisateurs de drogues, le traitement post-exposition (un traitement d’urgence contre le VIH en cas d’exposition), la prophylaxie préexposition ou PrEP (pour les personnes séronégatives, un comprimé par jour pour se protéger du VIH), le traitement comme prévention ou TasP (une personne séropositive sous traitement ne transmet pas le VIH). 

De fait, la prévention est dite « diversifiée », permettant ainsi à chacune et chacun d’adap­ter sa prévention à sa vie, ses possibilités, ses envies.

La prévention du VIH : c'est du sur-mesure

C’est pour contribuer à une bonne connaissance de l’ensemble de ces outils et susciter une envie de découverte de ces solutions que le Crips Île-de-France lance pour la Journée mondiale de lutte contre le sida un spot dans les transports franciliens mettant en avant tous les outils de la prévention diversifiée : afin que chacune et chacun puisse créer sa prévention, en somme une prévention « sur mesure ».

Cette campagne, et plus largement une forte mobilisation autour du VIH/sida, est essentielle pour contrer les impacts très négatifs que le Covid a sur la lutte contre le VIH/sida, impacts qui menacent les progrès réalisés. Pour rappel, nous avons connu une baisse de 15 % des découvertes de séropositivité en Île-de-France entre 2013 et 2018.

En effet, le Covid a eu, a et aura un impact très négatif sur les politiques d’information des jeunes et du grand public. Ainsi, le confinement et ses répercussions ont empêché des actions d’information en lycée/CFA pendant plusieurs semaines, l’édition 2020 du Sidaction (source d’information principale sur le VIH pour le grand public) a été annulée et globalement, selon une étude de l’INA, plus de la moitié des journaux télévisés ont été consacrés à la pandémie de Covid-19 pendant six mois, reléguant d’autres thématiques de santé à une portion congrue. Or on le sait, moins d’information, c’est moins de prévention.

Également, le Covid a eu, a et aura un impact très négatif sur les politiques de prévention et de promotion du dépistage. Les premières données publiées par la Société française de lutte contre le sida en octobre 2020 démontrent très concrètement cet impact. Ainsi, pendant la période de confinement, la baisse du nombre des tests de dépistage effectués a été de 50 %. Suite au confinement, cette baisse est encore de 15 % par rapport aux attentes. Concernant les initiations de PrEP, la baisse est tout aussi forte : moins 47 % pendant le confinement et une légère hausse de 14 % suite au déconfinement, ce qui correspond à une reprise bien trop timide pour être au niveau des objectifs affichés.

Face à cette situation, sachons être collectivement mobilisés. Sachons mettre en œuvre des politiques et projets ambitieux car oui, nous avons les outils pour mettre fin au VIH/sida d’ici 2030 !