LA LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA, NOTRE DOMAINE D'ACTION

Les enjeux de la lutte contre le VIH/sida

La "Stratégie nationale de santé sexuelle 2017-2030" mise en place par le Ministère de la Santé pose comme objectif l'atteinte du « 3x95 » qui consiste à ce que 95% de l’ensemble des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, que 95% des personnes qui connaissent leur séropositivité au VIH aient accès autraitement et que 95% des personnes sous traitement aient une charge virale indétectable d’ici 2020.

Si ces objectifs sont atteints d'ici 2020, les études et la modélisation qui en découle mette en exergue une fin probable de l'épidémie d’ici à 2030.

Cet objectif du « 3x95 » met en exergue le rôle central du traitement du VIH : il prévient les maladies et l'invalidité liée au VIH, il évite les décès liés au sida, il empêche les nouvelles infections.

VIH/sida : les bases pour comprendre

Plus de 35 ans après la découverte du virus du sida, 6.000 découvertes de séropositivité sont constatées chaque année, en France. Un chiffre à peu près constant depuis plusieurs années et ce alors que la moindre médiatisation de cette lutte pourrait donner l'impression du contraire. Aujourd'hui, plus de 150.000 personnes sont séropositives en France.

Alors que la science a considérablement fait évoluer les traitements au VIH, le niveau d'information sur le VIH/sida et ses modes de contamination est problématique, notamment chez les jeunes, et a des conséquences négatives tant en matière de prévention et de promotion du dépistage que d'attitudes en direction des personnes séropositives qui subissent un niveau de discrimination particulièrement élevé.

D'où la nécessité d'une information claire sur toutes les dimensions de la lutte contre le sida : biologiques, médicales, sociologiques, sociales.

Le dépistage du VIH/sida

Le dépistage, porte d'entrée de l'objectif « 3x95 », est l’un des piliers de la prévention de l’infection à VIH.

Au niveau individuel, il permet l’accès aux soins et au traitement antirétroviral, c’est-à-dire à une meilleure qualité de vie. Plus la connaissance de son infection à VIH est précoce, plus les bénéfices des traitements seront importants.
Au niveau collectif, il limite la propagation de l’épidémie par l’action des antirétroviraux sur la transmission du VIH. Aujourd'hui, en France, 86% des personnes séropositives sous traitement ont une charge virale indétectable et ne transmettent donc plus le VIH.

Via de nouveaux dispositifs (Cegidd), outils (TROD, autotests etc), l'enjeu du dépistage en France est donc d'aller chercher les personnes qui ne se sont jamais faites dépister par sous-évaluation de leur exposition au VIH (en France 20% des personnes séropositives ne connaissent pas leur statut sérologique) et de donner la possibilité aux personnes les plus exposées de faire un dépistage plus régulier sur les bases des recommandations de la Haute Autorité de Santé de 2017 (tous les 3 mois pour les HSH, tous les ans pour les migrant·e·s et usager··ère·s de drogue par voie intraveineuse, les personnes en multi-partenariat).

La prévention diversifiée

Depuis quelques années, la prévention évolue considérablement avec l'avènement du traitement comme outil de prévention.

La prévention est dite aujourd’hui diversifiée car composée d'outils multiples, permettant à chacun·e d'adapter sa prévention en fonction de sa vie, ses envies et de ses possibilités. Si le préservatif reste un outil central pour se protéger du VIH et des autres IST, le traitement est tout aussi central aussi bien pour les personnes séronégatives (prophylaxie pre-exposition – PrEP, traitement post-exposition – TPE) que pour les personnes séropositives (traitement comme outil de prévention – TasP).

Les personnes les plus exposées au risque d’infection par le VIH sont les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), les femmes nées à l’étranger, les prisonniers, les consommateur·rice·s de drogues injectables, les professionnel·le·s du sexe et les personnes trans. De ce fait, ces populations doivent être prioritaires quant aux politiques de prévention et aux actions développées.

En savoir plus avec la brochure "Les clefs pour comprendre le VIH (1.2Mo)" réalisée par le Crips et Vih.org.

Le plan "Pour une région Île-de-France sans sida"

La Région Île-de-France s'est engagée dans la construction d'une politique ambitieuse de lutte contre le sida sur le territoire à travers le plan "Pour une région Île-de-France sans sida".

Le Crips vous accompagne

Le Crips accompagne les professionnel·le·s dans leur montée en compétences et dans la mise en place de leurs projets. Nous vous proposons de vous former, de bénéficier d'un accompagnement méthodologique, ou encore d'avoir accès à une banque d'outils pédagogiques sur le VIH/sida.