CRIPS ÎLE-DE-FRANCE

FAQ - Comment reconnaître une addiction aux jeux vidéos et aux écrans ?

Pour les parents, les écrans et les jeux vidéos peuvent être source d’inquiétudes : les jeunes ne risquent-ils pas d’y perdre leur orthographe, de devenir des joueurs associaux et violents, voire même de devenir dépendants ?

Les bénéfices des écrans sont importants et reconnus.

Non seulement ils permettent aux jeunes de se socialiser hors de leur famille, mais ils peuvent stimuler certaines de leurs capacités. Tant qu’ils ne sont pas utilisés de manière excessive, les écrans permettent de développer leur concentration et leur aptitude à apprendre. Utiliser un ordinateur ou une console de jeux stimule l’attention et familiarise le jeune à des outils indispensables dans le monde du travail. Même lorsqu’ils jouent à des jeux vidéo, les adolescents doivent résoudre des problèmes complexes, ce qui développe leurs capacités à trouver des solutions et des ressources.

Toutefois, si les écrans permettent aux jeunes de développer certaines compétences, leur utilisation présente un risque d’usage problématique, plus particulièrement concernant les jeux vidéo.

En mai 2019, l’Organisation mondiale de la santé classifie le « gaming disorder », c’est-à-dire le trouble du jeu vidéo, dans la onzième révision de la classification statistique internationale des maladies et des problèmes connexes (CIM-11). Celle-ci entrera en vigueur le 1er janvier 2022. Le trouble du jeu vidéo, défini comme un comportement lié à la pratique des jeux vidéo ou des jeux numériques, se caractérise par : une perte de contrôle sur le jeu ; une priorité accrue accordée au jeu, au point que celui-ci prenne le pas sur d’autres centres d’intérêt et activités quotidiennes ; la poursuite ou la pratique croissante du jeu en dépit de répercussions dommageables. Le trouble du jeu vidéo ne touche qu’une petite partie de la population et des adolescents. En France l’enquête PELLEAS, menée en 2013 sur un échantillon d’élèves en Île-de-France, a fait apparaître que pour 1 adolescent sur 8 l’usage des jeux vidéo est problématique.

Quand s’inquiéter ?

La campagne d’information sur le bon usage des écrans définit les conditions nécessaires pour parler d’usages problématiques :

  • le comportement devient exclusif : les écrans deviennent le principal centre d’intérêt de la personne qui ne vit que pour eux, au détriment de tout le reste (sa vie privée, sa vie sociale, ses loisirs habituels, son travail…) ;
  • la personne « perd le contrôle » : le plaisir l’emporte sur la raison, le besoin irrépressible l’emporte sur le désir, l’autorégulation devient impossible et le sentiment d’insatisfaction est permanent (on n’a jamais assez d’écrans) ;
  • un sentiment de manque ou de malaise s’installe en cas de déconnexion ;
  • la pratique des écrans a des conséquences négatives durables au plan social, professionnel et psychologique (pour en savoir plus, voir « Les conséquences d’un usage excessif ») ;
  • elle génère de la souffrance pour la personne mais aussi pour ses proches.

Conseils pratiques aux parents pour une éducation positive aux écrans 

  • Intéressez-vous à ce que votre jeune fait sur les écrans : les médias peuvent être de véritables sujets de conversation entre vous. Discutez avec votre jeune des émissions qu’il aime regarder, de la musique qu’il écoute, de ses activités préférées sur les écrans, ce qu’il apprécie particulièrement et pourquoi. 
  • Fixez des règles d’utilisation : vous devez définir des règles sur l’usage des écrans à la maison avec votre jeune, selon son âge et ses besoins. Il ne s’agit pas simplement d’en interdire l’usage ou d’en fixer une durée d’utilisation, mais aussi de définir des règles quant aux activités autorisées et des temps où elles peuvent être pratiquées. 
  • Limitez les risques : il est recommandé, dans la mesure du possible, d’installer ordinateur, télévision et autres écrans dans une pièce commune plutôt que dans la chambre de votre enfant. Vous pouvez également sécuriser votre ordinateur pour limiter les risques que votre jeune soit confronté à des contenus indésirables ou  communique des informations personnelles.
  • Montrer l’exemple : fixer des règles, poser des limites sont nécessaires, mais il est tout aussi nécessaire que vous montriez l’exemple à votre enfant. Toutes les règles ne sont pas les mêmes pour tous les membres de la famille, mais les différences peuvent s’expliquer et se justifier de manière raisonnable et non arbitraire. Les besoins et les obligations ne sont pas non plus les mêmes pour tous. 
  • Aidez votre jeune à être critique face aux écrans : apprenez-lui à trier les informations ; à analyser les images, les publicités ; à vérifier leur véracité en recoupant plusieurs sources d’informations ; à vérifier la mise à jour des informations. Discutez avec votre jeune de ce qu’il voit, de ce qu’il entend, de ce qu’il apprend. Consultez ensemble des sites d’organismes officiels, comparez ces informations avec celles trouvées sur des forums ou des blogs.
  • Apprenez à votre jeune à utiliser les écrans de manière responsable : vous devez informer votre jeune qu’il y a des limites dans l’utilisation des écrans. Internet est un espace public, soumis au respect de certaines règles et de lois. Par exemple, votre jeune n’a pas le droit de photographier et de diffuser des images d’une personne sans son autorisation (et celle de ses parents s’il s’agit d’un mineur). Encouragez-le à vous faire part de ses mauvaises expériences et à s’adresser à vous en cas de problèmes.
  • La lettre aux parents 8 : les jeunes et les écrans
    La lettre aux parents 8 : les jeunes et les écrans (339ko)
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    La lettre aux parents 8 : les jeunes et les écrans

    La lettre aux parents 8 : les jeunes et les écrans

    Auteur: Création en partenariat avec Addiction Suisse et le Respadd

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    Campagne d'information sur le bon usage des écrans
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