Journée internationale de l'éducation, à quand un investissement à la hauteur concernant l'éducation sexuelle ?

Si la Journée internationale de l’éducation se tenait le 24 janvier, le Crips, par la voix de son président Jean Spiri, demande un investissement à la hauteur concernant l’éducation à la sexualité. 

La Journée internationale de l’éducation, est une bonne occasion de rappeler que l’éducation à la sexualité en est partie intégrante.

La loi est sur ce point très claire: l'article L312-16 du code de l’éducation prévoit qu'une « information et une éducation à la sexualité sont dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées à raison d'au moins trois séances annuelles ». Et, comme rappelé dans une circulaire du ministre de l’éducation en 2018, ces temps permettent d’aborder des thèmes très larges : questions de santé publique, violences sexuelles, égalité femmes-hommes, discriminations etc.

C’est dans ce cadre, et grâce au soutien de la région Île-de-France, que le Crips Île-de-France peut mettre en place des actions gratuites dans les lycées et CFA d’Île-de-France, permettant ainsi aux jeunes Franciliennes et Franciliens d’avoir un accès plus important à ces temps nécessaires. Le Crips travaille bien évidemment avec le ministère de l’Education nationale et les professionnels présents auprès des jeunes, dont beaucoup suivent d’ailleurs les formations que le Centre propose.

Si, sur le papier, le dispositif légal est à hauteur, la réalité est tout autre. Une enquête du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes mettait en exergue, en 2016, un constat inquiétant : 25% des écoles, 4% des collèges, et 11,3% des lycées n’ont mis en place... aucune séance ! Et pourtant les jeunes eux-mêmes sont demandeurs : selon un sondage de Sidaction paru en avril 2019 spécifiquement sur l’information concernant le VIH/sida, 73% des jeunes estiment que l’Education nationale n’en fait pas suffisamment.

C’est pourquoi, à la veille de Journée internationale de l’éducation, le Crips Île-de-France demande :

- Le respect de la loi de 2001 et donc la mise à disposition de moyens suffisants de la part de l’Education nationale pour que chaque jeune puisse réellement bénéficier du dispositif légal ;

- Un renforcement de la médecine scolaire - dont on sait la situation difficile - et une augmentation du nombre d’infirmiers et infirmières scolaires ;

- Une politique de formation plus ambitieuse pour les futurs professeurs afin que ceux-ci puissent animer, en confiance et en autonomie, ces séances d’échanges avec les élèves sur les sujets liés à l’éducation sexuelle.