Vaccination : un outil de santé prioritaire

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la vaccination permet d’éviter chaque année deux à trois millions de décès dus à la diphtérie, au tétanos, à la coqueluche et à la rougeole. À l’exception de l’assainissement des eaux, aucune modalité d’intervention n’a eu autant d’impact sur la réduction de la mortalité dans le monde. C’est donc un outil de santé absolument primordial, en France et dans le monde.

En bref, la vaccination qu’est-ce que c’est ?

La vaccination nous protège contre les maladies infectieuses avec lesquelles nous n’avons pas encore été en contact ou pour lesquelles nous n’avons pas de réponse immunitaire. En administrant l’agent infectieux (atténué, inactivé ou des fragments de celui-ci), nous permettons à notre organisme d’apprendre à se défendre de la façon la plus efficace et rapide. La vaccination permet ainsi de développer une réponse immunitaire adaptée qui nous protègera par la suite.

Avec l’arrivée des vaccins et leur généralisation, de nombreuses maladies ont totalement disparu de France, d’Europe, et même du monde. C’est le cas par exemple de la variole.

Une protection individuelle et collective

L’efficacité de la vaccination est due à sa double action. En effet, si l’on se fait d’abord vacciner pour se protéger soi-même, cela permet également de protéger les autres, en créant des vides dans les chaînes de transmission des maladies. Plus le nombre de personnes vaccinées est important, moins la maladie a de chances d’atteindre une personne non vaccinée et fragile, comme les personnes malades, les femmes enceintes ou les nourrissons. 

L’exemple de l’élargissement de la vaccination HPV (Papillomavirus Humain)

C’est sur ce principe de protection individuelle et collective que la vaccination contre les papillomavirus, auparavant réservée aux filles de 11 à 14 ans, est désormais recommandée aux garçons. Un quart des cancers dûs aux papillomavirus touchent les hommes. Vacciner largement contre les HPV permettra une baisse significative de leur développement, chez les femmes comme les hommes.

Des réticences face à la vaccination qui demandent des décryptages et de la transparence

En 2017, 60 % des Français avaient une opinion favorable au sujet des vaccins, contre 90 % en 2005. Cette diminution significative de la confiance en la vaccination est notamment liée à diverses polémiques, mais également aux nombreuses « fake news » et à un manque d’informations simples, vérifiées et accessibles.

Néanmoins, l’efficacité de ceux-ci, notamment pour aider à lutter contre le Covid-19, ainsi que le taux élevé de candidats à la vaccination prouvent que l’utilité de la vaccination demeure plutôt bien comprise. Comme sur l’ensemble de nos sujets, nous prônons la pédagogie et la transparence sur les mécanismes des vaccins et le fonctionnement de l’immunité collective, afin de renforcer le taux d’adhésion, gage d’une efficacité à l’échelle collective.

Les réactions et effets secondaires liés à l’injection des vaccins sont généralement nuls ou faibles. Certains parents en particulier s’en inquiètent. Il est alors important de rappeler que presque tous les enfants se font vacciner chaque année, sans aucun problème. En revanche, de nombreux adultes souffrent des séquelles de maladies infantiles que la vaccination permet d’éviter. Les risques sont ainsi très faibles d’avoir des effets secondaires, et nettement inférieurs à ceux des maladies naturelles en cas de refus de vaccination.

Un espoir dans la lutte contre les grandes épidémies

Le vaccin demeure le meilleur outil pour lutter contre les grandes épidémies. La création d’un vaccin préventif contre le VIH représente ainsi « le meilleur espoir de contrôler et d’éradiquer l’épidémie de VIH/sida ». S’il n’existe pas encore de produit sur le marché, des essais sont en cours.

Le vaccin contre le coronavirus représente également un réel espoir dans la lutte contre le Covid-19. Vacciner le plus grand nombre de personnes permettra de réduire drastiquement les contaminations, mais également le nombre de cas graves nécessitant une hospitalisation. La vaccination est ainsi une réponse collective de longue durée face à l’épidémie. Si nous n’avons pas encore le recul nécessaire pour connaître la durée de leur efficacité, ils confèrent une protection contre le virus d’au moins plusieurs mois, et peut-être jusqu’à plusieurs années.