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Variole du Singe : ce qu’il faut savoir

Le virus de la variole du singe, ou monkeypox, est une maladie infectieuse rare qui circule en France depuis le 19 mai 2022. Face à la rapidité de sa propagation dans certains pays, l’OMS a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale. Le déclenchement de ce plus haut niveau d’alerte vise à encourager une action internationale coordonnée. Point sur les informations principales à connaître sur ce virus.

Qu’est ce que le virus de la variole du singe ?

Le virus de la variole du singe, ou monkeypox, est un virus de la famille des Poxyviridae. Il se transmet principalement à l’homme dans les zones forestières d’Afrique du Centre et de l’Ouest par des rongeurs sauvages, et très rarement par des singes. La transmission peut aussi se faire d’homme à homme.

Au printemps 2022, plusieurs cas ont été signalés en Europe et en Amérique du Nord, sans notion de voyage dans les pays qui subissent habituellement la maladie.

Quels sont les symptômes ?

L’infection par le virus de la variole du singe peut provoquer une éruption de vésicules remplies de liquides. Ces vésicules se dessèchent et forment des croûtes, avant de cicatriser. On peut trouver ces vésicules dans la zone ano-génitale, sur les muqueuses comme la bouche ou sur le reste du corps (visage, paumes de mains, plantes de pieds, membres et tronc). Généralement, cette éruption s’accompagne de fièvre, maux de tête ou de gorge, courbatures et d’une forte fatigue. Les ganglions lymphatiques peuvent également être gonflés.

Que faire en cas de symptômes ?

En cas de symptômes, limitez les contacts à risque et portez un masque. De plus, il faut consulter un médecin généraliste ou prendre rendez-vous en CeGIDD. Le diagnostic s’établit par observation des lésions et symptômes physiques, et est confirmé par un test PCR (prélèvement dans la bouche et dans la gorge).

Un malade est contagieux dès l'apparition des symptômes jusqu’à la cicatrisation complète des boutons. De plus, le sperme peut être contaminant jusqu’à huit semaines après l’infection. Il faut éviter au maximum le contact entre les boutons et les yeux, ou les autres parties saines du corps. Cela risquerait de créer des lésions supplémentaires ou d'abîmer la cornée. 

Si le diagnostic est avéré, le malade doit effectuer une quarantaine de 3 semaines

Il est essentiel d’effectuer une quarantaine stricte, sans contact physique avec d’autres personnes. De plus, il ne faut pas partager sa vaisselle, son linge ou ses ustensiles de toilette. Enfin, il ne faut pas toucher les animaux domestiques, de risque qu’ils deviennent un réservoir du virus. Si un contact avec d’autres personnes est absolument nécessaire, il faut porter un masque, couvrir ses boutons et ses lésions avec des vêtements et se laver les mains avant de toucher des objets partagés.

 

Pour plus d’informations et de conseils sur la prise en charge de la variole du singe, rendez-vous sur le site de l’ARS

En cas de doutes sur une possible contamination ou de questions sur le virus et la maladie, une ligne d’écoute gratuite, anonyme et confidentielle, appelée "Monkeypox Info service” est accessible tous les jours de 8h à 23h au 0 801 90 80 69.

Comment se transmet le virus ?

Entre humains, le virus de la variole du singe se transmet par contact direct avec les vésicules, lésions cutanées, croûtes, ou muqueuses de la personne malade. Les gouttelettes (salive, éternuement, postillons) peuvent également être contaminantes

Le virus de la variole du singe n’est pas considéré comme une IST. Cependant, les rapports sexuels, notamment parce qu’ils réunissent plusieurs conditions de contamination, augmentent le risque d’être exposé au virus, puis contaminé. 

La contamination peut aussi se faire via l’environnement du malade, notamment par contact avec la literie, les vêtements, la vaisselle, ustensiles de toilette, sextoys, ou le linge de bain de celui-ci. Ainsi, il est important pour les malades de respecter un isolement strict de 3 semaines. 

En Afrique centrale, ou de l’Ouest, l’homme peut aussi s’infecter au contact de rongeurs ou de singes, sauvages ou en captivité.

Qui est concerné ?

Bien que tout le monde puisse être infecté par le virus, la majorité des cas reportés concerne principalement les Hommes ayant des rapports sexuels avec les Hommes (HSH)

La maladie est-elle grave ?

La maladie dure en général 2 à 3 semaines. La plupart du temps, l’infection guérit seule. Cependant, dans de très rares cas, des complications existent (troubles neurologiques, difficultés respiratoires, séquelles ophtalmiques). Les jeunes enfants, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées sont plus à risque de développer ces formes graves

Comment se protéger ?

Avoir plusieurs partenaires sexuels et fréquenter des espaces clos peu habillé augmente le risque d’être exposé au virus. Pour se protéger du virus, des vaccins de troisième génération sont disponibles.

Depuis le 11 juillet 2022, les personnes qui ont eu un contact à risque avec un malade ou les personnes à risque peuvent prendre rendez-vous pour se faire vacciner. Selon les régions, la vaccination est proposée dans certains établissements de santé, principalement dans les CeGIDD ou les centres de vaccination. La liste des établissements proposant la vaccination est disponible sur le site des Agences Régionales de Santé. 

Pour plus d’informations sur la vaccination, rendez-vous sur vaccination info service. 

Pour suivre les dernières évolutions de l'épidémie, consultez Santé Publique France.

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