CRIPS ÎLE-DE-FRANCE

Garantir un parcours santé de qualité pour les personnes LGBTQI+

Lesbienne, Gay, Bi, Trans, Queer, Intersexe, le sigle LGBTQI+ regroupe une variété d’identités selon l’orientation sexuelle ou l’identité de genre. Il désigne une communauté diverse de personnes non hétérosexuelles, non cisgenres, ou non dyadiques. L’orientation sexuelle, comme l’identité de genre, exposent à des discriminations. Cela se traduit par des spécificités non prises en compte dans les discours de prévention, nuisant notamment à la santé sexuelle, auxquels viennent s’ajouter des obstacles dans leur parcours de santé.

Quels sont ces obstacles?

Refus de soins, propos discriminants, jugements, les parcours de soins des personnes LGBTQI+ sont souvent inadaptés et les exposent à de nombreuses discriminations et des soins inappropriés. Ainsi, la présomption d’asexualité des femmes ayant des relations sexuelles avec des femmes de la part des médecins, induit une prévalence de cancers dépistés tardivement, et donc un taux de mortalité plus élevé, symptômes d’une moins bonne prise en charge des personnes concernées.
Il s’agit d’une violation du droit à la santé, puisque la qualité du soin est compromise par des représentations et préjugés qu’ont les professionnels de santé sur les patients et patientes. 

Refus de soins, propos discriminants, jugements, les parcours de soins des personnes LGBTQI+ sont souvent inadaptés et les exposent à de nombreuses discriminations et des soins inappropriés. Ainsi, la présomption d’asexualité des femmes ayant des relations sexuelles avec des femmes de la part des médecins, induit une prévalence de cancers dépistés tardivement, et donc un taux de mortalité plus élevé, symptômes d’une moins bonne prise en charge des personnes concernées.
Il s’agit d’une violation du droit à la santé, puisque la qualité du soin est compromise par des représentations et préjugés qu’ont les professionnels de santé sur les patients et patientes. 

Construire des parcours de soins inclusifs

Il est nécessaire d’inclure dans la formation de tous les professionnels de santé des modules leur donnant les capacités de questionner leurs pratiques et représentations, notamment autour des questions de sexualités. Il est nécessaire que les professionnels de santé d’aujourd’hui connaissent leurs publics, et s’appliquent à être inclusifs, autant dans leur langage que dans leur pratique. Pour favoriser la connaissance des publics, cela suppose notamment de créer des espaces de rencontre entre les professionnels de santé et les acteurs et actrices communautaires. Pour construire des parcours de soins inclusifs pour toutes et tous, la priorité est de donner la parole aux personnes concernées et d’admettre la défaillance du système de santé quand il s’agit de parcours de soins LGBTQI+.

L’accès à la PMA pour toutes

Le rôle de la médecine ne doit pas non plus se cantonner à un espace curatif ou exclusivement de soins. La médecine, dans bien des cas, joue un rôle préventif, puisque, rappelons-le, l’Organisation Mondiale de la Santé définit la santé comme “un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.” C’est notamment à cet enjeu de santé, d’accès aux soins, à un suivi de qualité et optimal et plus globalement à un enjeu d’accès aux droits que s’inscrivent les revendications pour l’accès à la PMA pour toutes.

Les listes de professionnels de santé communautaires

Tant que les professionnels de santé n’assureront pas pleinement des prises en charge adaptées, correspondant aux besoins des usagers et usagères, ces derniers et dernières se verront dans l’obligation -pour s’assurer des soins de qualité respectant leur intégrité physique et psychique- de rechercher des professionnels bienveillants et à l’écoute. Des listes de professionnels communautaires ont émergé permettant ainsi d’être traité par des pairs, ou plus largement par des personnes à l’écoute et comprenant les enjeux inhérents à l’orientation sexuelle, l’identité de genre, l’origine ethnique en santé.
Ainsi, les répondants et répondantes de l’
enquête EGaLe-MG ont été 57,5 % pour les femmes et 44,1 % pour les hommes à avoir déclaré ne pas parler de leur homosexualité à leur médecin généraliste de peur d’être jugés voire discriminés. En revanche, la quasi-totalité des répondants ont déclaré avoir parlé de leur orientation sexuelle lorsque le professionnel de santé était clairement identifié « comme gay, lesbienne ou "friendly" ». Pourtant, l’orientation sexuelle est une information clé pour les professionnels de santé, afin que ceux-ci soient en mesure d’émettre des diagnostics, des recommandations adaptées aux spécificités de santé de chacun et chacune et d’avoir des discours de prévention pertinents.
Le Crips soutient ces listes, et comprend la nécessité pour les usagers et usagères d’avoir recours à des professionnels de santé formés pour les accueillir. 

Les listes communautaires "safe"- Gras politique : https://graspolitique.wordpress.com/liste-safe/
- Psygay : http://www.psygay.com/
- GynandCo : https://gynandco.wordpress.com/

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