CRIPS ÎLE-DE-FRANCE

Egalité Femmes-Hommes

L’égalité femmes-hommes est un sujet d’une grande importance au Crips. Acteurs de la lutte contre les discriminations et les inégalités, nous œuvrons au quotidien pour une égalité réelle entre les femmes et les hommes, par notre actions et nos prises de position.

Dans la loi, les femmes et les hommes sont-ils égaux ?

De nombreuses dispositions ont été prises en faveur de l’égalité femmes-hommes. Nous ne parlerons ici que de celles de la dernière décennie.
Le décret du 18 décembre 2012, relatif à la mise en œuvre des obligations des entreprises pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes renforce le dispositif de pénalité qui pèse sur les entreprises ne respectant pas leurs obligations en matière d’égalité professionnelle.
La loi du 17 mai 2013 relative à l’élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, oblige les communes de 1 000 habitant-e-s à élire leur conseil municipal au scrutin de liste sans vote préférentiel ni panachage, en respectant l’alternance stricte femmes-hommes.
Enfin, la loi du 4 août 2014 pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes est vise à combattre les inégalités entre les femmes et les hommes, en renforçant notamment les dispositions sur le libre choix d’activité, l’égalité professionnelle, la lutte contre les violences, la parité en politique et la présence des femmes dans les institutions.
Pourtant, malgré l’encadrement légal de ces sujets, l’égalité réelle peine à exister.
A ce jour, 27% des femmes déclarent avoir subi des discriminations liées à leur sexe. 1 femme sur 5 a été victime de violences sexuelles et/ou harcèlement au travail. Les violences sont toujours omniprésentes, comme le démontrent les chiffres du ministère chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes. 1 femme décède tous les 2,8 jours sous les coups de son conjoint. Une augmentation de  +16% des viols a été rapporté et de 20,4% pour les agressions sexuelles entre 2017 et 2018, dû à une libération de la parole des femmes victimes suite à la montée en puissance du mouvement MeToo en 2017.
Dans les études et les milieux professionnels, les différences sont toujours très présentes. Dans les études supérieures, les femmes occupent majoritairement les secteurs du paramédical (80%) et des lettres (70%), mais elles sont  minoritaires en ingénierie (27%) et en sciences du numérique (15%).
Près d’un tiers des femmes travaillent à temps partiel et leur temps partiel est plus souvent subi. L’écart salarial est en moyenne de 24% et à poste et compétence égales de 9%.
Si depuis les dernières lois sur la parité parmi les élus, les femmes y sont plus nombreuses, elles sont toujours minoritaires comme présidentes de commissions et de délégations parlementaires et sénatoriales. Là aussi, leurs sujets sont trop souvent cantonnés aux sujets vus comme féminins (éducation, santé…).

Y-a-t-il un lien entre égalité femmes-hommes et santé ?

L’inégalité entre les femmes et les hommes a un grand impact sur la santé des femmes.
La médecine ne s’est longtemps intéressée à la santé des femmes qu’à travers leurs capacités reproductrices. La conséquence principale de cela est qu’elles sont souvent diagnostiquées en retard, leurs pathologies spécifiques sont mal connues et elles souffrent de fausses représentations qui ont toujours cours.
Pour prendre un exemple concrêt, l’idée que les maladies cardiovasculaires concernent surtout les hommes est toujours largement véhiculée en médecine. En réalité, l’infarctus et l’ AVC sont les premières causes de mortalité aujourd’hui chez les femmes.
Par ailleurs, pendant longtemps la société a considéré qu’il était normal de souffrir pendant les règles. Hors, l’endométriose est souvent diagnostiquée avec plusieurs années de retard, ce qui limite les chances de vie en bonne santé et même de grossesse.
Les symptômes spécifiques aux femmes sont peu étudiés et souvent méconnus, même pour des pathologies courantes et dangereuses. C’est par exemple le cas pour l’infarctus, qui se manifeste chez un homme par des douleurs à gauche dans la poitrine, alors que pour les femmes ce seront souvent des signes digestifs, des vomissements ou nausées. Les femmes victimes d’AVC sont ainsi prises en charge avec une heure et demie de retard en moyenne par rapport à un homme.

 

Quels leviers d’actions pour une égalité réelle ?

Le Crips Île-de-France oeuvre par ses actions à rendre réel le droit à l’égalité femmes-hommes. Des dossiers à destination des professionnels ont été réalisés sur l’égalité et le respect dans les relations filles-garçons. L’éducation joue un rôle majeur dans la transmission ou la lutte contre les stéréotypes sexistes. La mise en place de mesures et d’actions au niveau individuel ou collectif permet d’agir contre ces inégalités.
La lutte contre le sexisme et les stéréotypes de genres commence dès le plus jeune âge et nécessite une formation adéquate de la part des professionnels. En plus de nos formations et dossiers, le Crips a développé un ensemble de kits d’activités permettant d’aborder ces thématiques et de déconstruire les stéréotypes.

Pour en savoir plus :
https://www.centre-simone-de-beauvoir.com/education-a-limage-formation/ateliers-genrimages/
https://www.centre-hubertine-auclert.fr/egalitheque
https://fr.unesco.org/genderequality

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